Wegovy et Mounjaro remboursés : MG France dénonce l’exclusion des généralistes de la primo-prescription

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Alors que le remboursement du Wegovy et Mounjaro a été annoncé, MG France accuse l’Assurance maladie de restreindre artificiellement l’accès à ces traitements anti-obésité pour faire des économies en excluant les médecins généralistes de la primo-prescription.

Wegovy et Mounjaro remboursés : MG France dénonce l’exclusion des généralistes de la primo-prescription

© ChatGPT

L’annonce était très attendue par les patients concernés par une obésité sévère ou massive. À partir de la mi-juin, Wegovy et Mounjaro seront remboursés à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie, dans un cadre très précis.

La prise en charge sera réservée à certains patients majeurs, atteints d’obésité massive ou d’obésité sévère avec comorbidité, habituellement éligibles à une chirurgie bariatrique.

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Mais pour MG France, les modalités retenues posent un problème majeur : la primo-prescription sera limitée aux structures spécialisées de l’obésité, excluant de fait les généralistes de l’initiation du traitement.

Dans un communiqué, le syndicat dénonce une stratégie consistant, selon lui, à limiter les dépenses en jouant sur les difficultés d’accès aux soins.

Un accès jugé « quasi inaccessible » pour les patients

Selon MG France, cette restriction risque de rendre ces traitements « quasi inaccessibles pour les patients », alors même que les médecins généralistes sont, rappelle le syndicat, les prescripteurs de première ligne dans la prise en charge de l’obésité.

L’organisation juge cette limitation « d’autant plus incompréhensible » que les généralistes peuvent déjà prescrire Wegovy et Mounjaro dans le cadre actuel, hors remboursement, et affirme qu’ils le font « à bon escient ».

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Jusqu’ici, ces stylos injectables disponibles sur ordonnance en pharmacie depuis fin 2024 restaient à la charge des patients, pour un coût d’environ 300 euros par mois. 

La ministre de la Santé Stéphanie Rist a justifié l’encadrement du futur remboursement par le coût attendu pour l’Assurance maladie, évalué à « une centaine de millions d’euros » par an, ainsi que par les risques de mésusage.

Une question de financement ?

Pour MG France, l’enjeu n’est pourtant pas de restreindre le nombre de prescripteurs, mais de discuter le prix de ces médicaments. « Le véritable enjeu n’est-il pas plutôt la négociation du prix des médicaments ? », interroge le syndicat.

Selon lui, réduire le nombre de médecins autorisés à initier ces traitements revient à diminuer artificiellement les volumes prescrits, donc les remboursements à venir, « sans diminuer le nombre de patients qui en ont besoin ».

Les associations de patients avaient, elles, accueilli favorablement l’arrivée d’un remboursement, jugé indispensable pour réduire les inégalités d’accès. 

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« Une famille défavorisée, évidemment, elle ne va pas mettre plus de 300 euros par mois dans un médicament, alors qu’elle n’arrive pas à tenir les deux bouts », avait réagi auprès de l’AFP Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d’obèses.

Reste désormais à connaître les conditions précises qui figureront au Journal officiel, notamment sur la liste des prescripteurs habilités à initier le traitement et sur l’articulation entre structures spécialisées, médecins généralistes et suivi au long cours des patients.

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