Violences gynécologiques : des sociétés savantes publient une charte de bonnes pratiques

Alors qu'une enquête pour "viols" vise un chef de service de gynéco parisien les sociétés savantes de gynécologiques ont publié une charte de bonnes pratiques pour respecter le consentement et l'intégrité des patientes. 

L'examen clinique gynécologique "n'est pas systématique", doit être "précédé d'une explication" et de "l'accord oral de la femme"... le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a publié jeudi une "Charte de la consultation en gynécologie ou en obstétrique".

Une enquête pour "viols" visant Émile Daraï, spécialiste de l'endométriose et chef du service gynécologie à l'hôpital Tenon à Paris, a remis ces dernières semaines un coup de projecteur sur les violences gynécologiques et obstétricales.

La charte publiée à l'initiative du CNGOF et signée par cinq autres sociétés savante pourra être affichée dans les lieux d'attente pour que "chaque femme en prenne connaissance avant la consultation".

Outre les rappels au respect, à la nécessite de l'écoute et au dialogue, il y est indiqué le pourquoi de ces consultations cliniques (apporter des renseignements sur l'état de la vulve, du vagin, effectuer des prélèvements, etc.) et ce qu'elles peuvent comporter (palpation des seins, toucher vaginal ou rectal...).

Il y est également précisé que la patiente peut être accompagnée si elle le désire mais qu'en revanche la présence d'un autre soignant "est soumise au consentement de la femme".

"L'examen doit pouvoir être interrompu dès que la patiente en manifeste la volonté. Aucune pression, en cas de refus, ne sera exercée sur elle", est-il également indiqué.

Avec AFP 

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