Urgences : Le privé au secours du public

La FHP d'humeur caritative ?

Le président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) Lamine Gharbi a réagi aux propos du Président de la République sur l’engorgement des services d’urgences. Il préconise une meilleure répartition des patients entre le public et le privé.

« La réponse à apporter, c'est une réponse de réorganisation de nos services, de nos hôpitaux, entre la médecine de ville et les hôpitaux pour éviter que tout le monde aille aux urgences », a déclaré Emmanuel Macron dimanche soir dans une interview diffusée sur BFMTV/RMC/Mediapart.

Ses propos ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd : les fédérations hospitalières ont rapidement réagi. Dans un communiqué, le représentant de la Fédération Hospitalière de France (FHF) estime que le président de la République a « dressé un état des lieux lucide et évoqué des pistes de réformes qui rejoignent en grande partie les préconisations exprimées par la FHF depuis longtemps ».

Fais gaffe à toi Manu

Mais la FHF exprime aussi des réserves quant à l’annonce d’Emmanuel Macron selon laquelle il n’y aurait pas d’économies réalisées sur l’hôpital pendant le quinquennat, pointant du doigt le milliard d’euros d’économies demandé aux établissement de santé, dans la dernière loi de financement de la Sécurité sociale.

Le président de la FHF, Frédéric Valletoux, rappelle que « rien ne serait pire, dans le climat actuel, que de constater un décalage entre les discours et la réalité que vit au quotidien la communauté hospitalière ». En creux, dit-il, le Président de la République sait à quoi s’en tenir, s’il ne veut pas que le service public hospitalier ne se révolte.

Penser monnaie pour panser les plaies ? 

Du pain bénit pour les cliniques privés ? Dans un communiqué diffusé le lendemain de l’interview du chef de l’État, Lamine Gharbi, patron de ces dernières, rappelle qu’il existe 124 services d’urgences répartis sur l’ensemble du territoire qui accueillent 2,6 millions de patients chaque année. Pour le président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP), « l'accueil dans les urgences du privé qui se fait, rappelons-le, sans dépassement d'honoraires, est à même de soulager la surcharge du public ».

Un joli coup de com' pour le privé. « Mieux repartir les malades entre les services d'urgences des hôpitaux publics et ceux des hôpitaux et cliniques privés améliorerait la situation », conclut ainsi Lamine Gharbi, d’une humeur caritative. Bref, quand ça pète, y'a pépètes ! 

Source: 

Thomas Moysan

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