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« Les vols de nuit sont suspendus depuis environ trois semaines » vers ce grand hôpital strasbourgeois, a indiqué lundi la préfecture du Bas-Rhin, confirmant une information initiale des Dernières Nouvelles d'Alsace. Les hélicoptères de la Sécurité civile et du Samu sont concernés.
Cette problématique de survols de drones « fait l'objet d'une attention particulière par les forces de sécurité intérieure, en lien avec la maison d'arrêt de Strasbourg », a ajouté la préfecture. La procureure de la République de Strasbourg, Clarisse Taron, a précisé à l'AFP qu'une enquête était en cours à ce sujet.
Et « dans le Bas-Rhin ou ailleurs en France, des individus pilotant des drones au-dessus de centres pénitentiaires ont été récemment interpellés », rappelle la préfecture. Ces pilotes encourent un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.
Les secours restent opérationnels
Cette situation « ne signifie pas une interruption de la prise en charge des urgences », a par ailleurs indiqué l'ARS Grand Est à l'AFP. « Les filières de soins restent opérationnelles et les situations sont évaluées individuellement afin de retenir, pour chaque patient, la réponse la plus sûre et la mieux adaptée. »
Certains sont par exemple héliportés vers une autre zone d’atterrissage adaptée, « complétée si nécessaire par un transfert terrestre médicalisé » jusqu'à Hautepierre, explique l'ARS.
Quant aux patients les plus graves, notamment polytraumatisés ou victimes d'AVC, ils doivent être déposés au Nouvel Hôpital civil (NHC) avant d’être transférés au grand hôpital par la route, allongeant ainsi le délai de prise en charge.
Selon les Dernières Nouvelles d'Alsace, une part importante des secours réalisés par le Dragon 67, l'hélicoptère médicalisé de la Sécurité civile, est concernée. « Entre 15 et 20 % de ses missions sont réalisées de nuit », et quatre vols sur cinq sont à destination de Hautepierre, le reste étant à destination du NHC.
Avec AFP
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