Santé publique France et d'autres agences manifestent contre les projets de démantèlement

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Quelque deux cents salariés d'agences et opérateurs publics, dont ceux de Santé publique France, ont manifesté hier aux abords de l'Assemblée nationale, pour dénoncer une remise en question de leurs missions et leur indépendance, au moment où les alertes sanitaires se multiplient.

Santé publique France et d'autres agences manifestent contre les projets de démantèlement

© ChatGPT x What's up Doc

À l'appel du collectif « Santé publique en danger » notamment, les manifestants, rejoints par une demi-douzaine de parlementaires LFI ou écologistes, ont voulu alerter sur des « attaques » du gouvernement, ces derniers mois, sur « les missions, les emplois, le statut et l'indépendance » de l'Ademe, l'OFB, l'IGN, l'Anses ou Santé publique France (SpF).

Ils ont notamment déploré la suppression, « en pleine vague de chaleur », d'un Groupement d'intérêt public, le GIP Epau, dont les 10 programmes nationaux (urbanisme, logement, quartiers populaires...) accompagnent « l'adaptation des territoires au changement climatique ». Cela se traduira, selon eux, par le « licenciement de ses 21 agents ».

La sénatrice de Paris Anne Souyris (écologistes) a appelé à « lutter ensemble », « si l'on ne veut pas des inégalités dans la gestion de la canicule », pour défendre « les services publics, face aux lobbies du tabac, de l'alcool, de la FNSEA », aux côtés notamment de députés LFI et du médecin urgentiste et conseiller régional (LFI) Christophe Prudhomme.

Contre le démantèlement régional

L'intersyndicale et des agents de SpF, qui avaient déjà manifesté début avril près de l'Assemblée, ont de leur côté exigé le maintien de l'« autonomie scientifique et opérationnelle » des cellules régionales de l'agence sanitaire, ainsi que la « garantie des moyens humains et financiers nécessaires pour assurer leurs missions ».

Car cette organisation de SpF en cellules régionales fait l'objet d'une mission de l'IGAS qui « met en question leur avenir », alors même que « les défis sanitaires s'intensifient partout sur le territoire », s'alarment les personnels de l'agence sanitaire, qui craignent de voir « affaiblie la capacité de la France à protéger la santé de sa population ».

« Les enjeux de santé publique, notamment à l'échelle locale, n'ont jamais été aussi complexes », font-ils valoir, citant la « multiplication des émergences infectieuses, l'adaptation au climat, les inégalités territoriales ».

Affaiblir SpF localement risque « d'accroitre les disparités en santé et de rendre l'expertise davantage dépendante des décisions politiques, au détriment de son indépendance scientifique », jugent-ils.

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Depuis fin janvier et l'annonce du transfert de certaines missions (gestion de la réserve sanitaire et des stocks stratégiques, campagnes de prévention), principalement au ministère de la Santé, des salariés, experts en santé publique ou encore parlementaires s'inquiètent d'une « reprise en main » de Santé publique France.

Avec AFP

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