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Plus autonomes dans la gestion de leur santé, les jeunes adultes continuent de s'appuyer sur leurs proches et consultent principalement lorsqu'un problème survient, selon ce sondage publié ce mardi 13 octobre.
Parmi les 811 personnes âgées de 18 à 24 ans interrogées, 16 % citent leur médecin traitant comme première source d'information lorsqu'ils se posent une question de santé, à égalité avec leurs parents et Internet (16 % chacun), et juste devant l'intelligence artificielle (15 %).
En revanche, lorsqu'ils sont confrontés à un problème de santé concret, le médecin traitant reste leur premier interlocuteur (23 %), devant leurs parents (20 %) et les autres professionnels de santé (13 %).
Cette enquête met également en évidence une autonomie croissante des jeunes dans la gestion de leurs soins. Plus de la moitié des 18-24 ans (55 %) déclarent prendre le plus souvent eux-mêmes leurs rendez-vous médicaux, une proportion qui passe de 45 % chez les 18-20 ans à 62 % chez les 21-24 ans.
L'entourage conserve toutefois une influence importante : 35 % des répondants prennent le plus souvent rendez-vous sur les conseils d'un proche et 20 % à l'initiative d'un professionnel de santé.
Une prévention encore peu anticipée
Cette autonomie ne s'accompagne pas nécessairement d'un suivi médical régulier. Seuls 19 % des jeunes interrogés déclarent planifier le plus souvent leurs consultations à l'avance, tandis que 63 % prennent principalement rendez-vous lorsqu'un symptôme apparaît, qu'un problème de santé survient ou en cas d'urgence. Par ailleurs, 15 % affirment consulter rarement, voire jamais, un médecin.
Au cours des douze derniers mois, 82 % des répondants se sont rendus en pharmacie et 74 % ont consulté un médecin généraliste.
Concernant la vaccination, 42 % déclarent avoir reçu un vaccin au cours de l'année écoulée et 48 % en avoir discuté avec un professionnel de santé. Plus des deux tiers (68 %) estiment être suffisamment informés sur les vaccins qui les concernent.
Maladies connues mais risques sous-estimés ?
L'enquête souligne également un décalage entre la connaissance déclarée de certaines maladies et le sentiment d'être personnellement concerné.
Par exemple, 72 % des jeunes interrogés déclarent connaître le papillomavirus humain (HPV), mais seuls 26 % affirment à la fois le connaître et se sentir concernés. Pour les autres infections sexuellement transmissibles (IST), ces proportions atteignent respectivement 82 % et 27 %.
Même constat concernant les méningites à méningocoques : si 84 % des répondants en ont déjà entendu parler, seuls 53 % estiment réellement connaître la maladie et 14 % déclarent à la fois la connaître et se sentir personnellement concernés.
Selon Santé publique France, la couverture vaccinale contre les méningocoques A, C, W et Y était estimée à seulement 7,9 % chez les 15-24 ans fin 2025. Pfizer commercialise notamment le Nimenrix contre ces quatre sérogroupes.
Ces résultats « dessinent le tableau de jeunes de 18-24 ans relativement autonomes dans la gestion de leur santé, mais cette autonomie s’accompagne toutefois de pratiques contrastées », note le laboratoire pharmaceutique dans son communiqué. « Le recours aux soins reste encore souvent réactif, l’influence des proches demeure forte et le niveau de connaissance (…) variable ».
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