PH : vers un statut loconational ?

La DGOS (Direction Générale de l’Organisation des Soins) a inventé le statut « loconational » de praticien hospitalier, synonyme de perte d’indépendance d’exercice et de perte de chance d’accession à l’exercice médical à l’hôpital public, selon l’INPH (Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers).
 

« Sous couvert de faciliter l’accès au statut de praticien hospitalier (PH) titulaire et de réduire la période d’attente de poste sous statut de praticien contractuel, le gouvernement nous propose un statut "loconational" », dénonce l’INPH (Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers) dans un communiqué.
 
Selon la première organisation intersyndicale des praticiens, la Direction Générale de l’Organisation des Soins (DGOS) l’avait assurée du maintien d’une nomination et d’une gestion nationale du corps des PH titulaires, sans toutefois préciser les modalités d’accessibilité.

Un tri au niveau des établissements ?

 
Les voilà fixés depuis le 17 avril : « La DGOS souhaite un tri au niveau des établissements qui seuls auront la légitimité de déclarer un praticien éligible au statut de Praticien Hospitalier titulaire ! Fini le concours ! Fini la liste d’aptitude ! Le CNG (Centre national de gestion, NDLR) est relégué au rôle de chambre d’enregistrement d’un recrutement purement local ! », fulmine l’INPH.
 
Selon l’organisation, « la DGOS invente le statut « loconational » qui est synonyme de perte d’indépendance d’exercice et de perte de chance d’accession à l’exercice médical à l’hôpital Public. » Un statut auquel elle s’oppose tout en rappelant ses exigences pour fluidifier l’accès à un statut réellement national :
 
- Préserver et renforcer la nomination nationale des PH à partir d’une liste aptitude nationale établie par une commission nationale de pairs gérée par le CNG.
- Intégrer les praticiens attachés en CDI dans le corps des PH dès lors qu’ils sont inscrits sur la liste d’aptitude nationale.
- Revaloriser la grille de rémunération des PH globalement de 30 %.
- Améliorer la rémunération des jeunes PH en supprimant les six premiers échelons de début de carrière.
- Revaloriser la rémunération des contrats post-internat (chefs de cliniques assistants, assistants hospitalo-universitaires et assistants spécialistes) au même niveau que celle des PH titulaires.
 

Portrait de Julien Moschetti

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