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« Dans les premières heures, il nous a fallu organiser l’évacuation d’une dizaine d’établissements de santé, comme l’hôpital privé d’Arès ou des Ehpad. Nous avons aussi dû nous occuper des personnes en perte d’autonomie qui restaient à leur domicile », a-t-il expliqué hier à la Charente Libre.
L’urgentiste a souligné une mobilisation qui dépasse largement la Gironde, avec l’appui de professionnels venus de toute la Nouvelle-Aquitaine et d’autres régions. « Le Samu d’Angoulême, par exemple, était présent toute la journée de dimanche », a précisé celui qui est aussi vice-président du Département.
Près de 700 personnes au parc des expositions de Bordeaux
Une grande partie des personnes évacuées a été accueillie au parc des expositions de Bordeaux, où jusqu’à 676 personnes ont été regroupées dimanche avant leur transfert vers des établissements de Nouvelle-Aquitaine et d’autres régions, notamment via « un hub » installé à Toulouse.
Thomas Mesnier décrit une situation relevant davantage de la prise en charge médico-sociale que de l’urgence vitale : aucun grand brûlé n’a été recensé, mais les équipes ont dû gérer plusieurs urgences, dont un accouchement et une hémorragie digestive.
« Nous sommes sur de la médecine de catastrophe », a-t-il résumé à la Charente Libre.
La cellule de crise reste en alerte face à la progression du feu et au retour annoncé de la canicule, dès ce mardi. La principale difficulté reste l’évacuation des personnes dépendantes maintenues à domicile, a-t-il encore indiqué.