"Nous allons travailler sur trois grandes thématiques, dont le début d’exercice"

Interview du Dr Yannick Schmitt, président de Reagjir, à l'occasion des septièmes Rencontres nationales à Avignon Les 6 et 7 décembre derniers. L'occasion de faire le point sur les dossiers en cours qui agitent la sphère des jeunes généralistes avec le président du syndicat Reajir renouvelé à son poste.

What's up Doc. Quels ont été les points forts de ces septièmes rencontres nationales ? 

Yannick Schmitt. L’ambiance générale était très bonne, puisque c’est la 7e édition du congrès que nous organisons. Nous avons pu avoir des échanges entre participants au congrès, lors des sessions, des ateliers ou des plénières. Nous avons aussi invité des pharmaciens, des infirmiers, des internes et bien sûr des jeunes médecins généralistes. 

WUD. Vous vous êtes fixé trois nouvelles priorités, quelles sont-elles ?

Y.S. Nous allons travailler sur trois grandes thématiques, dont le début d’exercice. On voit bien qu’entre la quatrième année de médecine, les problématiques de protection sociale des remplaçants, et l’installation pour les jeunes confrères, il y a beaucoup de sujets. Nous allons sortir un document de prévention qui va être publié en début d’année. Autre sujet, la prévention. C’est un travail au long cours. Nous avons commencé à réfléchir à ce sujet-là l’an dernier, et nous allons essayer de le parachever l’an prochain. Dernier sujet, la pluriprofessionnalité, et là encore on est en plein dans l’actualité, car entre les assistants médicaux et les CPTS, on voit bien que c’est un sujet qui est au cœur des débats, et qu’il faut prendre un peu de recul pour envisager cette question dans son ensemble. 

WUD. Vous vous préparez à la mise en place de Ma santé 2022 ? 

Y.S. Oui, tout à fait, et on aimerait bien y ajouter une touche de jeunes médecins, puisqu’aujourd’hui il n’y a pas grand chose sur le début d’exercice dans cette réforme. 

WUD. Participez-vous aux différents groupes de travail qui se sont mis en place autour de cette réforme ? 

Y.S. Oui, cela avance assez vite. C’est bien de travailler sur ces sujets-là. Nous travaillons sur les généralistes qui auront un exercice partagé ville-hôpital. C’est bien d’être présent autour de la table, car il n’y a pas eu jusqu’à présent de réflexion autour des annonces de la ministre. En fonction de la manière dont ces dispositifs seront pensés, nous pourrons déterniner si oui ou non, cela aura un intérêt pour les jeunes médecins. Nous allons faire en sorte que cela se passe au mieux. 

Nous allons travailler sur trois grandes thématiques

WUD. Le bureau a été renouvelé et vous avez décidé de rester à votre poste de président, pour quelles raisons ? 

Y.S. Un an c’est court ! Et pour faire avancer des dossiers comme la protection sociale des remplaçants, il faut un peu plus d’un an. J’espère y apporter ma contribution, même si mes successeurs auront certainement du pain sur la planche. 

WUD. Le bureau a été réorganisé selon de nouvelles thématiques…

Y.S. Justement on a fait de la prévention et du travail pluriprofessionnel des missions à part, avec des vice-présidents en charge de ces thématiques-là. Ils vont ainsi pouvoir y consacrer un temps conséquent, et pouvoir aller au fond de la réflexion. Cette manière de travailler est nouvelle pour nous, on va voir ce que cela va donner. 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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