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Conçu comme une sorte de moteur de recherche, ce modèle permet de prédire, concevoir ou découvrir des protéines et faire ainsi gagner des mois voire des années aux chercheurs, assure Biohub.
Accessible en ligne, il est proposé gratuitement à des laboratoires du monde entier pour faciliter le développement de nouveaux traitements, a précisé cette organisation de recherche à but non lucratif.
« Les protéines sont le moteur de la vie. Des milliards de leurs séquences ont été répertoriées, mais la biologie qui sous-tend la plupart d'entre elles reste encore inconnue. Aujourd'hui, nous dévoilons un modèle qui va changer cela », a déclaré Alex Rives, responsable scientifique de Biohub dans une vidéo.
Cette initiative technologique est la dernière tentative en date pour révolutionner la recherche biomédicale grâce à l'intelligence artificielle (IA). Avant Biohub, la société Google DeepMind avait mis à jour un autre atlas, plus réduit, de protéines.
Étude concluante
En se basant sur l'analyse d'environ 2,8 milliards de séquences génétiques issues de l'ensemble du vivant, le modèle de Biohub a permis aux chercheurs de la fondation de créer des molécules à visée thérapeutique en « quelques jours », contre des mois ou des années actuellement.
Une fois créées et testées en laboratoire, une grande partie de ces molécules fonctionnaient comme le modèle l'avait prédit, précise également l'entreprise. « D'autres scientifiques sont impressionnés par les résultats », rapporte la revue scientifique Nature.
Cette expérimentation a été décrite dans une étude mise en ligne hier, mais qui doit encore faire l'objet d'un examen critique par des scientifiques extérieurs.
Cet atlas pourrait notamment permettre d'accélérer la découverte de molécules efficaces contre certains cancers ou maladies auto-immunes, espère l'organisation.
Les modèles fondés sur l'IA aujourd'hui développés « pourraient enfin offrir à la communauté scientifique un moyen de répondre aux questions les plus difficiles et les plus urgentes en matière de santé humaine », en permettant par exemple de « simuler et comprendre le système immunitaire », assurait récemment Priscilla Chan, l'épouse du milliardaire, dans une tribune dans le magazine Time.
Avec AFP