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La participation à la grève est de 50 %, mais une partie des grévistes sont assignés, et le service continue à fonctionner et accueillir les patients, ont précisé une source syndicale et la direction.
Le centre psychiatrique d'orientation et d'accueil (CPOA) de Sainte-Anne fait figure d' exception en France : il est spécifiquement dédié aux urgences psychiatriques, alors que celles-ci sont généralement prises en charge dans les services d'urgences généralistes des hôpitaux.
La grève s'est déclenchée « à la suite de multiples cas où on a eu un sentiment de travail inaccompli, de honte » face à l'engorgement du service et aux conséquences sur les patients, a expliqué Etienne Rocca, infirmier gréviste et membre de la CGT.
Dans ce lieu d'évaluation et d'orientation, les patients n'ont pas vocation à rester plusieurs jours. Mais faute de places d'hospitalisation en aval, les séjours s'allongent et les sept lits d'attente ne suffisent pas, obligeant le personnel soignant à installer des matelas dans des bureaux ou des salles de réunion, selon Etienne Rocca.
Nuit sur des banquettes
« En ce moment on peut aller jusqu'à une semaine d'attente » pour trouver une place en hospitalisation, explique-t-il. « En avril, il y a eu une nuit avec 24 patients, (...) donc 300 % d'occupation ».
Parfois « les patients dorment sur des banquettes, dans des salles d'attente, sur des petites chauffeuses dans des bureaux qu'on ne peut donc plus utiliser ».
La direction propose un renforcement des effectifs infirmiers et aide-soignants, ce qui représente « quatre postes » nouveaux sur une quarantaine, a indiqué un de ses représentants à l'AFP. Elle a également proposé d'augmenter la priorité pour les demandes d'ambulance faites par le service (pour transférer plus vite les patients).
Lundi en fin d'après-midi, une assemblée générale a refusé d'avaliser ce plan. Selon Etienne Rocca, les salariés réclament la création de deux postes d'infirmiers supplémentaires par rapport aux propositions de la direction.
Aujourd'hui, 88 lits sont fermés sur 1 397 au total dans le groupe hospitalier universitaire psychiatrie et neuro-sciences de Paris (GHU-Paris), dont fait partie l'hôpital Sainte-Anne. Ces lits sont fermés « en raison de travaux », et de difficultés à pourvoir les postes, même si ces difficultés de recrutement sont en voie de « résorption », a indiqué la direction.
Avec AFP
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