Les apprentis infirmiers, kinés et odontologues peuvent aussi renforcer la régulation des appels au 15

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Le gouvernement a élargi à plusieurs nouvelles catégories d’étudiants en santé la possibilité d’exercer temporairement comme assistants de régulation médicale dans les centres d’appels du Samu-Centre 15 et du Service d’accès aux soins (SAS). 

Les apprentis infirmiers, kinés et odontologues peuvent aussi renforcer la régulation des appels au 15

© Midjourney x What's up Doc

 

L’arrêté, publié au Journal officiel du 30 juillet, ajoute désormais à la liste des étudiants autorisés à exercer ponctuellement cette activité, les étudiants en odontologie ayant validé leur deuxième année, et les étudiants admis en troisième année de kinésithérapie. 

Il complète un précédent arrêté de juin, élargissant déjà le dispositif aux étudiants en médecine, pharmacie et maïeutique ayant validé leur deuxième année, ainsi qu’aux étudiants infirmiers admis en troisième année. 

Avant cela, seuls les étudiants en médecine ayant validé leur troisième année étaient concernés, en vertu d'un dispositif créé en 2022. 

Au total, six filières sont donc désormais concernées : médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie, masso-kinésithérapie et soins infirmiers. 

Formation préalable et supervision obligatoire

Ces recrutements doivent intervenir en dehors du parcours de formation des étudiants. Ils permettent aux établissements de santé de les employer ponctuellement pour participer à la réception, à la qualification et à l’orientation des appels adressés au 15 et au SAS.

Le dispositif ne leur confère toutefois ni le statut ni l’autonomie d’un assistant de régulation médicale diplômé. Le cadre fixé en 2022 prévoit une formation préalable minimale de cinq jours, un exercice sous la responsabilité du médecin régulateur et la présence d’au moins un assistant de régulation médicale diplômé.

Le texte ne modifie ni ces prérequis, ni les conditions de rémunération prévues pour ces vacations ou contrats temporaires.

Cet élargissement vise à faciliter les renforts dans les plateformes du 15 et du SAS, notamment pendant les périodes de forte activité ou de tension sur les effectifs.

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Il peut néanmoins poser la question des missions pouvant être confiées à des étudiants encore peu avancés dans leur cursus, dans une activité où le premier traitement d’un appel peut contribuer à repérer une situation d’urgence vitale.

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