© iStock / NBC News
À la barre, Gerhardt Konig a expliqué que c'est son épouse, Arielle Konig, qui aurait tenté de le pousser du haut d’une falaise sur un sentier près d’Honolulu.
Selon son témoignage, le couple était en pleine dispute liée à un flirt qu’elle aurait entretenue avec un collègue. Une altercation physique s’en est suivie. Le médecin affirme que son épouse l’aurait saisi « violemment » et frappé à la tête avec une pierre, avant qu’il ne parvienne à lui arracher celle-ci et à la frapper à deux reprises.
« Je me sentais horrible de lui avoir fait du mal », a-t-il déclaré, visiblement ému, tout en soutenant avoir agi pour se défendre.
Deux récits opposés
La version du prévenu diffère nettement de celle livrée par Arielle Konig. Celle-ci accuse son mari de l’avoir attirée près du bord d’une falaise sous prétexte de prendre une photo, avant de la pousser dans le vide.
Elle raconte avoir échappé à la chute en se jetant au sol, puis avoir été attaquée à l’aide d’une seringue et d’une pierre. Elle affirme également que son mari lui aurait lancé : « Personne ne viendra te sauver », rapporte NBC News.
Des randonneurs présents sur le sentier ont appelé les secours après avoir vu une femme au visage ensanglanté affirmant qu’un homme tentait de la tuer, selon un enregistrement d’appel d’urgence diffusé à l’audience.
Que disent les preuves ?
Lors du contre-interrogatoire, l’accusation a présenté au jury des photographies prises après les faits : le visage d’Arielle Konig apparaît couvert de sang, tandis que celui de son mari ne présente que des ecchymoses légères.
Les procureurs accusent Gerhardt Konig de tentative de meurtre au second degré, estimant qu’il aurait prémédité l’agression. Ils soutiennent la thèse de son épouse selon laquelle le médecin l'aurait poussée vers la falaise avant de l’attaquer.
L’accusé, niant toute préméditation, assure qu’il avait organisé cette excursion depuis leur domicile à Maui « pour lui faire plaisir pour son anniversaire ».
Un appel à son fils troublant
Les faits se sont produits trois mois après que le médecin ai découvert la liaison de son épouse. Le couple suivait depuis une thérapie conjugale, selon le témoignage d’Arielle Konig.
Gerhardt Konig s’est dit « dévasté » par cette relation, accusant son épouse d’avoir minimisé les faits et refusé d’en discuter.
Juste après les faits, Emile Konig, le fils du médecin issu d’un premier mariage, affirme avoir reçu un appel de son père.
« Il a dit qu’il ne pourrait pas rentrer à Maui et s’occuper correctement des plus jeunes, qu’Ari, ma belle-mère, le trompait et qu’il avait tenté de la tuer », a témoigné le jeune homme de 20 ans.
Pour se défendre, le médecin reconnait avoir évoqué le mot « tuer » lors d’un appel vidéo avec son fils, mais conteste toute confession : « Je pensais dire qu’elle disait que j’avais essayé de la tuer », a-t-il affirmé.
« Son plan suivant était de sauter de la falaise », a ajouté son fils devant le tribunal.
A voir aussi
Affaire Joël Le Scouarnec : le collectif de victimes reçu place Vendôme, sans calendrier précis
Il a dissuadé un terroriste de faire exploser une maternité en lui faisant… un câlin