Le Dr Stéphanie Rist En Marche vers l'Assemblée !

Elections législatives

Rhumatologue et chef de pôle au centre hospitalier régional d’Orléans, Stéphanie Rist est candidate aux législatives dans la première circonscription du Loiret sous la bannière En Marche ! 

What’s up Doc. Pourquoi vous engager en politique maintenant ?

Stéphanie Rist. Je le fais maintenant car le mouvement « En marche ! » correspond à mes idées. Et puis j’apprécie le côté efficace et pragmatique du parti. Je sens que l’on va obtenir des avancées en santé. De plus, les professionnels des différents domaines sont écoutés et participent à l’élaboration du programme. Dans le passé, je m’étais déjà approchée d’autres partis mais j’avais trouvé le système trop « lourd ».

WUD. Etes-vous d’accord avec toutes les mesures « santé » du Président ?

SR. Globalement oui. Emmanuel Macron propose un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour la santé. Il met en avant plusieurs thématiques importantes comme la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, la prévention, et l’innovation. Il a d’ailleurs promis d’investir dans les nouvelles technologies comme la télémédecine et les objets connectés. Le tout avec une maîtrise raisonnée des dépenses.

WUD. Si vous êtes élue, porterez-vous ce sujet à l’Assemblée nationale ?

SR. Oui, clairement. Je m’engage pour améliorer l’accès aux soins de mon territoire. Nous sommes dans une région sous-dotée en médecins. La situation est catastrophique. J’entends plus généralement lutter contre les inégalités, qu’elles soient territoriales ou sociales.

WUD. Quels seront vos dossiers médicaux prioritaires ?

SR. Je me pencherai en premier lieu sur l’autonomie des territoires. Ce n’est pas un sujet facile mais cela permettra à notre région d’améliorer l’accès aux soins. Concernant la prévention, le service sanitaire proposé par Emmanuel Macron peut rapidement être mis en place. Mettre des étudiants, dès la première année, en maison de retraite permettrait de vacciner efficacement les personnes âgées et d’éviter le bazar aux urgences.

WUD. Une impression sur le monde de la politique en tant que « novice » ?

SR. C’est difficile. (Rires). Il y a beaucoup de tâches administratives à gérer en très peu de temps. En ce moment, nous nous couchons à 3h du matin avec mon mari. Mais au final, c’est hyper intéressant. Je rencontre plein de monde. Quel que soit le résultat, ça ne sera pas perdu car j’ai eu l’occasion d’échanger sur de potentiels projets pour l’hôpital. Pour m’aider, j’ai une équipe qui croit beaucoup au renouvellement de la classe politique.

WUD. Quel conseil donneriez-vous à un médecin qui s’engage en politique ?

SR. Mon master en Science Po m’a beaucoup aidé à gagner en légitimité. Car très vite lorsque on vient de la société civile on nous attaque sur ce point. C’est d’ailleurs la principale stratégie de mon adversaire. Heureusement, les habitants sont conciliants. J’invite ceux qui le souhaitent à se lancer. Le seul prérequis est d’avoir un intérêt pour la politique au sens large. Cela implique de savoir écouter, comprendre et améliorer. Une démarche très médicale en somme.

WUD. Malgré la campagne, vous continuez à exercer ?

SR. Oui mais j’exerce beaucoup moins. Actuellement, je suis à l’hôpital deux jours et demi par semaine et je continue à m’occuper du groupement hospitalier de territoire. Si je suis élue, je négocierais pour conserver un jour de consultation par semaine, histoire de garder les patients que je connais depuis 15 ans. Je ne peux pas déplorer les problèmes d’accès aux soins d’un côté et m’en aller de l’autre.

WUD. Et avec les patients, comment ça se passe ?

SR. Très bien ! A Orléans, tous les sondages montrent que la principale préoccupation des habitants est la santé et l’accès aux soins. C’est important pour eux qu’un médecin s’engage pour défendre ces thèmes. Certains n’auraient jamais voté « En Marche ! » mais comptent me donner leur vote car ils me font confiance. Leur unique crainte est qu’il n’y ait plus personne pour les soigner. Qu'ils se rassurent, nous avons donné une de mes vacations à un autre rhumatologue.

WUD. Une réaction à la nomination d’Agnès Buzyn au ministère de la Santé ?

SR. Je suis très contente. Ces propositions sont cohérentes avec son parcours. Toutes les personnes qui m’ont parlé d’elle au cours de ma carrière ont salué sa capacité d’écoute et son efficacité. C’est super d’avoir enfin un médecin comme Ministre de la Santé. Et des Solidarités !

 

Source: 

Propos recueillis par Im`ene Hamchiche

Portrait de La rédaction

 

Vous aimerez aussi

vaccination grippe professionnels de santé
Le ministère de la Santé lance la campagne de vaccination 2018-2019 le 6 octobre prochain. Les professionnels de santé libéraux sont invités à se...
Et L'assurance maladie le remplace...
Son dernier rapport est en faveur de la CNAM

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.