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L’alcool demeure, de loin, le premier motif de prise en charge dans les Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), structures médico-sociales proposant une prise en charge pluridisciplinaire aux personnes présentant des conduites addictives.
En 2024, il concernait 48,7 % des nouveaux patients, contre 45,3 % en 2019, selon cette enquête de l’OFDT menée auprès de 250 centres.
Le cannabis arrive en deuxième position, mais recule : il représentait 20,3 % des motifs principaux de prise en charge des nouveaux patients en 2024, contre 24,6 % cinq ans auparavant. Même tendance pour le tabac, passé de 7,4 % à 6,5 %, et pour l’héroïne, de 7,8 % à 5,7 %.
À l’inverse, la cocaïne prend une place croissante dans les consultations, passant de 3,3 % en 2019 à 4,8 % en 2024. Le crack ou la cocaïne basée (transformée pour être fumée, ndlr) progresse également, de 1,5 % à 2,1 %.
Les addictions sans produit, parmi lesquelles les jeux d’argent et de hasard ou certaines cyberaddictions, représentent désormais 5 % des nouveaux patients, contre 4,3 % en 2019, indique encore l’OFDT.
Trois nouveaux patients sur quatre sont des hommes
Au-delà des produits consommés, l’enquête dresse le profil des personnes qui poussent pour la première fois la porte de ces structures. Ainsi, les nouveaux patients sont à 75,7 % des hommes et ont en moyenne 38,8 ans. Plus de la moitié (53,6 %) occupent un emploi, tandis que 11,1 % sont au chômage et 11,6 % à la retraite.
La précarité concerne une partie non négligeable de ce public : 14,4 % des primo-consultants vivent dans un logement provisoire et 2,8 % sont sans domicile fixe. Plus de la moitié (56,5 %) ont un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat, contre 22,8 % titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur.
Les patients viennent le plus souvent spontanément : 44,7 % consultent de leur propre initiative. Les obligations de soins représentent 12,6 % des orientations, tandis l’adressage par un médecin traitant ne représentent que 7,7 % des nouveaux patients. Des profils qui peuvent toutefois « varier assez fortement selon les substances » à l’origine de de la prise en charge, précise l’OFDT.
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