La fausse médecin de Montceau-les-Mines à nouveau devant le tribunal pour de faux diplômes

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Une fausse médecin, poursuivie pour avoir exercé avec des diplômes contrefaits à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et dont deux patients sont décédés, a de nouveau postulé avec de fausses références, cette fois pour devenir enseignante.

La fausse médecin de Montceau-les-Mines à nouveau devant le tribunal pour de faux diplômes

© IStock

Mise à jour du 19 janvier 2026

En janvier 2026, l’affaire connaît un nouveau rebondissement. Samantha Avril est jugée le lundi 19 janvier devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour « falsification d’un titre universitaire ». Selon France Télévisions, elle avait prétendu être titulaire d’une licence afin de s’inscrire au master de l’Inspé de Mâcon en septembre 2022, en usurpant l’identité d’une homonyme étudiante à Grenoble, ce qui a conduit l’université de Bourgogne à déposer plainte. Cette procédure s’ajoute aux autres dossiers la concernant, tandis qu’elle reste mise en examen pour « faux et usage de faux », « exercice illégal de la médecine » et « blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui » dans l’affaire de la fausse médecin de Montceau-les-Mines, toujours en cours d’instruction, notamment après le décès de deux patients. 

Article du 22 septembre 2022

Une plainte a été déposée par l'Université de Bourgogne, a indiqué le parquet de Dijon.

L'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (Inspé) de Mâcon, qui forme les enseignants, a "pu constater des documents faux et des diplômes usurpés" dans un dossier de candidature, où la fausse médecin utilisait un alias, en vue d'une inscription à un Master "métiers de l'enseignement", a précisé à l'AFP l'Université de Bourgogne.

Samantha Avril avait été doublement mise en examen en septembre 2020 pour "pratique illégale de la médecine, mise en danger de la vie d'autrui, blessures involontaires, faux et usage de faux" et pour "escroquerie".

Elle avait exercé en tant que médecin pendant 4 mois en 2020, avec de faux diplômes

Elle avait exercé en tant que médecin pendant quatre mois, de mai à septembre 2020, sur la base de diplômes contrefaits. Deux familles se sont constituées parties civiles, après le décès de deux patients qui l'avaient consultée. Une histoire qui rappelle celle de cette autre fausse médecin, qui a exercé pendant 3 ans à Meaux. Ou l’histoire plus récente de ce surveillant de baignade, sans le bac qui a été urgentiste pendant 2 ans.

L'épouse d'un malade décédé avait dénoncé des "prescriptions hasardeuses", assurant que la fausse médecin aurait enjoint à son mari d'arrêter un traitement quotidien pour ses difficultés cardiaques.

Avant cet épisode, elle avait déjà été poursuivie pour faux diplôme d'infirmière, après avoir tenté de se faire inscrire à l'Ordre des infirmiers.

Elle entend des voix qui lui disent qu’elle doit être médecin, il lui faut un suivi psychiatrique

Arrêtée en septembre 2020, elle avait été libérée sous contrôle judiciaire fin janvier 2021, avec interdiction d'exercer toute activité médicale. Mais elle avait été à nouveau interpellée et renvoyée en détention le 22 octobre 2021, après avoir encore postulé sur un site de recrutement de médecins, violant ainsi son contrôle judiciaire.

Elle a, une fois encore, été libérée sous contrôle judiciaire le 24 décembre 2021, son avocat, Alain Guignard, plaidant une "maladie psychiatrique".

"Elle entend des voix qui lui disent qu'elle doit être médecin. Ce n'est pas la prison qui lui faut mais un suivi psychiatrique plus poussé", avait estimé l'avocat lors de sa nouvelle détention, en octobre 2021.

La fausse médecin, qui attend toujours la date de son éventuel procès, avait déjà été déclarée schizophrène et hospitalisée deux fois avant de réussir, malgré tout, à se faire embaucher en tant que médecin.

Avec AFP

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