La chasse à "l’intérimaire idéal" pour la période de Noel est déjà ouverte

Alors que les vacances d’été ne sont pas encore terminées, les « bons » intérimaires sont déjà sollicités pour la période de Noel. « moi je sais que dans tous les cas, les besoins ne seront pas pourvus à cette période entre les congés maternité dans une équipe à 70 % féminine et les arrivées de nouveaux thésés qui ne font parfois pas l’affaire… », explique un chef de service d’une grande ville de province à What’s Up Doc. « Alors notre idée, c’est de fidéliser les intérimaires, ceux qui ont montré leur adaptabilité au service, ceux qui connaissaient nos procédures et ceux qui ne se conduisent pas comme des mercenaires en faisant « monter les enchères » au dernier moment ».
Maurice C, 30 ans de Smur au compteur et démissionnaire d’un poste de PH depuis quatre ans explique : « Là je fais le tour des propositions et je vais adapter en prenant en compte deux facteurs principaux : le lieu (j’ai bien envie de passer Noel au soleil) et l’intensité de l’activité (je ne veux pas faire bouche-trous aux urgences quand je n’ai pas de sortie Smur) ». Pour Olivier A., anesthésiste qui n’est resté que quatre ans PH avant de rejoindre l’intérim, « un poste en clinique avec le minimum de gardes et dans un coin où il y a du vent pour faire du kite surf, c’est facile à trouver à Noël, à condition de s’y prendre dès maintenant ».
Elodie D., remplaçante depuis six ans, a été contactée par deux SSR de sa région de formation, Grenoble : « Eux sont sûrs de pouvoir compter sur moi à Noël et moi je suis sûre de passer les fêtes en famille. » Gagnant-gagnant.
 

Faire le planning en fonction des dispos des intérimaires….

Dans les agences d’intérim, on sait que le « bon » intérimaire est une perle rare que se disputent les agences et qui sont de plus en plus missionnés en direct par les RH des hôpitaux. « Heureusement que les jeunes diplômés vont arriver sur le marché pour cette période. Il y a cinq ans, les hôpitaux réclamaient des médecins expérimentés comme intérimaires, ils n’en sont plus là maintenant : ce qu’ils veulent c’est un nom sur leur liste de garde », analyse un responsable d’agence.
Et ce au grand dam des chefs de service : « Plutôt que de subir des intérimaires pas choisis, pas efficaces, mal formés et trop jeunes, moi je préfère faire mon choix par avance. Cette année, j’ai même demandé aux intérimaires « habituels » de faire leur choix et le planning des autres médecins sera adapté aux plages laissées disponibles », continue le chef de service provincial. Un comble qui ne devrait pas accroitre l’attractivité hospitalière pour les postes à gardes.
 
 

Portrait de Isabelle Catala

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