Incendie du foyer de l’hôpital Saint-Antoine : le cri d’alarme des sinistrés

Deux départs d'incendie ont ravagé le 26 août les appartements du foyer Saint-Antoine où résidaient des soignants de l’AP-HP. La direction aurait promis de les reloger ailleurs, avant de faire machine arrière.

Il se sont auto-proclamés « Les sinistrés du foyer Saint-Antoine ». En l’espace de 5 heures, le 26 août dernier, deux incendies se sont déclarés dans le foyer de l’hôpital Saint-Antoine (AP-HP) où résidaient un grand nombre de soignants de l’établissement. Des infirmations confirmées par la CGT Santé de l’hôpital Saint-Antoine.
 
98% des locataires du foyer travaillent à l’AP-HP (infirmiers, aides-soignants, brancardiers, titulaires ou en CDD), précisent les 39 sinistrés qui en disent plus sur le déroulement des évènements :
 
« Les combles de notre immeuble d’habitation se sont embrasés vers 21h30. Pas d’alarme incendie déclenchée ! Nous avons été surprises et prises au piège par l’épaisse fumée dans nos logements, il nous fallait sortir au plus vite ou mourir. »

Toiture partie en fumée 

Les dégâts sont considérables. Les images que WUD a pu visionner montrent un appartement ravagé par les flammes, une toiture partie en fumée….  
 
D’après les sinistrés, la direction de l’AP-HP leur avait promis de les reloger urgemment et de manière pérenne dans le parc immobilier de logements sociaux qu’il détient en collaboration avec les différentes mairies de Paris. En vain…
 
Et aujourd’hui, « le gestionnaire du foyer Saint-Antoine nous demande de réintégrer le foyer et la direction de l’AP-HP dit que nous n’avons de choix, car il n’y a pas de logement de disponible ! Quelle est notre place dans la société ? Pourquoi autant de mépris pour ceux qui soignent ? », enragent les sinistrés.
 
Et de conclure : « Nous travaillons tous durement pour l’État, pour les hôpitaux ! Sans rechigner au dur labeur au péril de nos vies ! Nous sommes choqués, traumatisés et on nous demande de retourner vivre là où nous avons failli mourir ! Dans ce foyer vivaient les familles, les enfants. Nous sommes considérés quand il faut soigner au pied levé ! Et nous alors ? Le PDG des hôpitaux de Paris Martin Hirsch ne nous vient pas en aide. »
 

Portrait de Julien Moschetti

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