© Midjourney X What's up Doc
En 2025, près de neuf nourrissons sur dix (88,2%) avaient reçu à huit mois une première dose de vaccin contre les infections invasives à méningocoques ACWY - vaccination devenue obligatoire la même année après une augmentation de cas -, et plus de neuf sur dix (96,8%) une première injection contre le méningocoque B, indique Santé publique France (SpF) dans un bilan publié lundi.
Si elles sont élevées chez les nourrissons, ces couvertures vaccinales contre les méningocoques « doivent progresser » chez les adolescents et jeunes adultes, souligne le ministère de la Santé dans un communiqué.
Ainsi, seuls 17,1% des 11 à 14 ans et 10% des adolescents de 15 ans étaient vaccinés contre les méningocoques ACWY en 2025, et ce taux tombe à 7,9% pour la tranche 15-24 ans.
Depuis septembre 2025, les collégiens peuvent être vaccinés contre les méningocoques ACWY lors de la vaccination contre les infections à HPV proposée gratuitement aux élèves de 5e et 4e dans tous les établissements publics et les collèges privés sous contrat volontaires.
La priorité à HPV et à la rougeole
Toujours prioritairement recommandée entre 11 et 14 ans, la vaccination contre le papillomavirus a été élargie aux jeunes hommes et femmes jusqu'à 26 ans (prise en charge à 65% par l'Assurance maladie) et aux jeunes en situation de handicap accueillis en établissements médico-sociaux.
En 2025, 61,6% des jeunes filles de 15 ans avaient reçu une première dose de vaccin anti-HPV contre 58,4% en 2024, et, pour les garçons, la proportion atteignait 46% contre 36,9% un an plus tôt, détaille SpF.
En revanche, seuls 35% des filles et 27% des garçons nés en 2012 avaient reçu deux doses, a indiqué l'agence en décembre, loin de l'objectif de 80% fixé à l'horizon 2030 afin d'éradiquer les cancers liés aux infections HPV.
Pour la rougeole, qui circule à nouveau en France depuis 2024, l'objectif de couverture vaccinale fixé à 95% pour deux doses n'est pas atteint. Selon les derniers chiffres, 95,5% des enfants âgés de 24 mois ont reçu une première dose de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR, +4,6 points depuis 2018).
Mais il est « indispensable » d'atteindre 95% pour une vaccination complète, avec deux doses, « pour prévenir les formes graves ou mortelles » chez les personnes vulnérables (nouveau-nés, personnes sous traitement anti-cancéreux ou greffées), rappelle Santé publique France.
Avec AFP
A voir aussi
Plan Cancer : comment Vivalto Santé structure une filière d’excellence coordonnée
« Va chier » : huit célébrités posent aux toilettes pour la campagne annuelle contre le cancer colorectal