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Fondé en 2022, le collectif parvient à faire fonctionner 14 centres de santé en France dans des déserts médicaux, uniquement avec des médecins se succédant les uns aux autres. Il revendique plus de 1 000 volontaires et 20 000 patients ayant retrouvé un médecin traitant.
« On vous emmène faire la traversée du désert », clame la campagne de communication, censée durer une dizaine de jours, selon un communiqué de Médecins Solidaires.
« Si vous le pouvez, venez une semaine. Soignez. Nous nous occupons du reste », résume l'association, neuf mois après un précédent appel lancé sur les réseaux sociaux.
Sur 100 000 médecins généralistes en exercice en France, elle cible 40 000 médecins pouvant donner un peu de leur temps: praticiens à temps partiel, remplaçants, médecins ayant peu de patients, « retraités actifs »...
Les praticiens sont payés un salaire fixe (1 000 euros par semaine) et logés par l'association.
Médecins Solidaires compte deux centres dans la Creuse, et un centre dans le Cher, la Nièvre, la Haute-Vienne, les Deux-Sèvres, l'Indre, le Lot-et-Garonne, l'Eure-et-Loir, les Alpes-de-Haute-Provence, la Dordogne, le Loiret, la Charente et la Corrèze.
Le volontariat en suspens
« Si 40 000 généralistes (...) nous rejoignent, nous pourrons ouvrir 800 centres partout en France, permettant à plus de 1 million de Français de retrouver rapidement un médecin traitant », a déclaré le Dr Martial Jardel, président de Médecins Solidaires, cité dans le communiqué.
La proposition de Médecins Solidaires est voisine du dispositif lancé en 2025 par l'ex-gouvernement Bayrou, consistant à demander à chaque médecin d'exercer jusqu'à deux jours par mois dans un désert médical.
Cette « mission de solidarité » devait au départ être obligatoire pour les médecins des zones bien pourvues. Le gouvernement a depuis rétropédalé, renvoyant cette possibilité à des dispositions législatives.
La semaine dernière, une proposition de loi transpartisane, portée par le député socialiste Guillaume Garot, n'a pas pu être examinée dans les temps par le Sénat. Un autre créneau devra donc être trouvé mais la gauche, minoritaire, n'a pas la main sur l'agenda de la chambre haute.
La droite sénatoriale milite, elle, pour un texte concurrent qui prône des mesures moins coercitives vis-à-vis des médecins. Ce texte attend toujours son examen à l'Assemblée nationale, où l'agenda est surchargé.
Avec AFP
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