FMF et SML réclament la prescription du midazolam en médecine de ville

L'affaire des deux médecins rouennais mis en examen pour avoir prescrit du midazolam n'en finit pas de susciter des réactions : deux syndicats de médecins souhaitent que sa prescription ne soit plus réservée en milieu hospitalier. 

L’affaire de ce couple de médecins de la périphérie rouennaise, suspendu d’exercice et mis en examen pour avoir prescrit du midazolam à cinq de leurs patients en soins palliatifs, lesquels sont depuis décédés, n’en finit pas de soulever l’indignation des syndicats de médecins. Après le SML, c’est au tour de la fédération des médecins de France (FMF) par la voix de son président Jean-Paul Hamon, de réclamer le droit d’administrer le midazolam en ambulatoire. "On veut avoir le droit d'administrer des sédatifs comme le midazolam, jusqu'alors réservé au milieu hospitalier", a-t-il notamment défendu dans les colonnes sur RTL et dans Le Parisien. Et d’ajouter : "La France serait un Sahara médical" s'il "fallait interdire d'exercice tous les médecins généralistes qui prennent en charge la fin de vie, sans être tout à fait dans les règles ».

Le syndicat des médecins libéraux (SML) qui avait déjà exprimé son indignation suite à la mise à l’index de ces deux médecins, coupables d’avoir prescrit le midazolam, revient à l'attaque. « Le SML réaffime sa totale solidarité envers les deux médecins rouennais interdits d’exercer parce qu’ils ont voulu apporter un soulagement à des patients en fin de vie à domicile ». Mais l’objet de ce nouveau communiqué est plutôt de réclamer la tenue d’états généraux de la fin de vie à domicile. « Les Français dans une large majorité expriment leur souhait de finir leur vie à domicile et d’autre part les lois sur la fin de vie avec la possibilité d’une sédation profonde et continue, ne permettent pas aux professionnels de santé libéraux et aux médecins libéraux qui entourent le patient de disposer des moyens de l’accompagner à la fin de sa vie à domicile ». L’organisation d’états généraux sur cette question permettrait de trouver des solutions, qui pourraient être intégrées dans la loi de bioéthique. Le SML ajoute qu’il compte se constituer partie civile pour accompagner ces deux médecins en justice. 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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