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Ce projet est inspiré d’une démarche anglo-saxonne, baptisée « Make every contact count » (comprendre : faire de chaque interaction avec un professionnel une opportunité), dont l’efficacité a été prouvée, a dit le Pr François Chollet, neurologue et président du comité « prévention » à la FHF, lors d’une conférence au salon Santexpo.
« On a huit millions d’hospitalisations chaque année dans nos hôpitaux, 17 millions de passages aux urgences, 35 millions de consultations. Si à chaque fois, on prend le temps pour toutes les personnes que l’on voit, de délivrer un message de santé publique, quel gain ! », s’est-il enthousiasmé.
L’appel à projets devrait être lancé « dans le courant de l’année », a-t-il plus tard précisé à l’AFP.
Déjà en marche dans plusieurs CHU
Le CHU d’Angers, qui développe déjà cette démarche depuis deux ans, « a été précurseur », tout comme ensuite ceux de « Lyon, Bordeaux, ou Poitiers », mais il était important que le ministère « prenne l’affaire en main » pour changer d’échelle, jugé le Pr Chollet.
A Angers, « on s’est lancé il y a deux ans dans quatre services. Cela reste modeste, parce qu’on le fait sans financement, sur les fonds propres du CHU. Notre idée, c’est de profiter du passage aux urgences, et puis dans un ensemble de services chirurgicaux, pour repérer le risque alcool et addiction aux produits fumés », a détaillé lors de cette conférence la directrice du CHU d’Angers, Cécile Jaglin-Grimponprez.
« A partir d’une évaluation du risque et d’un premier entretien court, il s’agit d’orienter le patient vers une prise en charge adaptée, qui peut être le médecin traitant, qui peut être associatif, ou un service du CHU si c’est pour un problème de santé complexe », a-t-elle ajouté.
Les soignants « sont extrêmement intéressés et favorables » et le programme de formation ouvert aux infirmières, aides-soignantes et cadres de santé a une longue liste d’attente, a-t-elle assuré.
Mais pour se développer davantage, les actions de prévention devront être financées, a prévenu le Pr François Chollet. « Cela veut dire trouver le modèle économique pérenne », par exemple créer des actes spécifiques remboursés par la Sécurité sociale. « Pour l’instant, on n’y est pas », a-t-il observé.
Avec AFP
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