© ChatGPT x What's up Doc
« Cette allocation comprend 20 000 doses destinées à un essai clinique de phase 3 visant à évaluer l'impact du vaccin sur le virus Bundibugyo, et 50 000 doses pour les travailleurs de première ligne et les professionnels de santé » en RDC, a expliqué l'OMS dans un communiqué.
L'épidémie d'Ebola vient de franchir la barre des 2500 morts en RDC, dont la moitié au cours des 20 derniers jours, selon l'ONU, ce qui fait de cette flambée la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.
La semaine dernière, la RDC a demandé la mise à disposition de vaccins Ervebo provenant du stock mondial du Groupe international de coordination (GIC) de l'approvisionnement en vaccins, dont sont membres plusieurs organisations de coopération internationale, dont des ONG.
« Lundi, le GIC a informé le gouvernement de la RDC d'une première mise à disposition immédiate de 70 000 doses », indique l'OMS dans son communiqué. Son chef Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué cette décision sur le réseau X, la qualifiant d'« exemple important de la solidarité internationale à l'oeuvre ».
Vaccin à l’épreuve
Les experts de l'OMS ignorent encore si l'Ervebo protège contre la souche Bundibugyo chez l'humain. Mais de premières données en laboratoire et sur des animaux suggèrent qu'il pourrait offrir une certaine protection.
Le 7 août, l'OMS avait recommandé d'évaluer dans un essai clinique l'Ervebo, qui est produit par le laboratoire pharmaceutique américain Merck.
Cet essai « devrait fournir de nouvelles données importantes » et « indispensables » pour guider les décisions concernant l'utilisation future du vaccin Ervebo, a indiqué l'OMS hier.
« Il est essentiel que les personnes auxquelles le vaccin est proposé, dans le cadre de l'essai clinique ou en dehors, soient informées des risques, des bénéfices potentiels et des limites » liés à son utilisation lors d'une flambée de Bundibugyo, « et qu'elles puissent donner leur consentement éclairé », a-t-elle relevé.
Deux vaccins spécifiques contre la souche Bundibugyo sont en phase d'essais cliniques : l'un est développé par le groupe américain Moderna, qui utilise la technologie de l'ARNm, et l'autre par l'université d'Oxford (Royaume-Uni).
Par ailleurs, un vaccin « rVSV Bundibugyo », présenté par l'OMS comme « le plus prometteur », doit être développé par Hilleman Laboratories, organisation basée à Singapour.
Avec AFP