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Ce sont deux hommes, mécontents, de la prise en charge de leur neveu, qui ont se sont montrés violents envers le personnel soignants, rapporte La Charente Libre. Les deux suspects, âgés de 39 et 29 ans, se sont présentés vers 1 heure du matin avec le jeune homme, qui se plaignait d’une douleur à une jambe.
Le médecin de garde n’a pas jugé nécessaire de pratiquer une radiographie, conformément au protocole. « Nous avons une organisation la nuit pour la petite traumato (...) En cas de luxation ou de grosses plaies ouvertes, vous entrez. Si ce n’est qu’une entorse, vous revenez le lendemain avec une reconvocation à 9 h. », explique au journal le Dr Gilles Moalic, chef de service des urgences.
Pendant une urgence vitale
Le ton serait rapidement monté et une infirmière aurait été prise à partie verbalement et physiquement. Un médecin, qui s’est interposé, aurait également reçu des coups au visage, de même qu’un agent de sécurité.
Les deux hommes, alcoolisés, auraient aussi proféré des menaces de mort, promettant de revenir avec des fusils. Ils ont été interpellés et placés en garde à vue.
Au moment des faits, les soignants prenaient en charge un patient en urgence vitale et préparaient son transfert vers le CHU de Poitiers, précise La Charente Libre. « Il faut bien comprendre que nous sommes actuellement en plan blanc et que plus largement, nous sommes dans un hôpital en tension permanente », souligne la Dr Clémentine Giraud, urgentiste. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », ajoute-t-elle.
Flux régulés et sécurité renforcée
En réaction, la direction de l’hôpital a donc décidé de réguler les admissions aux urgences adultes jusqu’au vendredi 3 juillet à 8 heures. Les patients adultes sans prescription médicale doivent appeler le Samu-SAS Centre 15 avant de se présenter à l’hôpital, afin de réserver l’accès aux urgences les plus graves.
Les urgences ne sont pas fermées, insistent toutefois les praticiens. « Quelqu’un qui aura des douleurs thoraciques ou qui sera déshydraté sera pris en charge et n’aura pas de perte de chance », assure Clémentine Giraud.
L’hôpital prévoit aussi un renforcement de la sécurité, avec davantage d’agents et des rondes de police « aux abords et dans les urgences », selon la direction citée par Charente Libre. Les équipes doivent également bénéficier d’un accompagnement psychologique.