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« Le risque que nous n'ayons pas certains produits existe, donc il faut être vigilant », a reconnu la présidente du CEPS, Virginie Beaumeunier, devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.
Elle répondait à l'inquiétude de l'ancien ministre de la Santé, le député Yannick Neuder, que certains grands laboratoires pharmaceutiques choisissent de ne pas commercialiser leurs nouveaux produits dans l'Hexagone, compte tenu du poids limité de la France dans le marché mondial du médicament et du fait que les prix négociés servent de référence pour d'autres pays.
« La France représente entre 3 et 4 % du marché mondial du médicament, donc il faut quand même être prudent. Et pour certaines firmes, c'est même moins. Donc le risque que nous n'ayons pas certains produits existe, il faut être vigilant par rapport à ça », a-t-elle dit.
Marché peu attractif
L'industrie pharmaceutique met régulièrement en garde contre le risque de ne pas lancer certains nouveaux médicaments en France si leur prix est jugé trop bas parce que cette tarification pourrait entraîner un recul des prix aux États-Unis, où « le principe de la nation la plus favorisée » vise à aligner les prix sur le moins disant international.
« Notre rôle, c'est effectivement de faire en sorte que les prix soient soutenables, acceptables, et je peux vous dire qu'on met beaucoup de pression quand même sur l'industrie pharmaceutique », a souligné Virginie Beaumeunier.
« Je leur ai dit plusieurs fois qu'on n'allait pas faire les prix américains en France et probablement pas d'ailleurs chez nos voisins européens », a dit la responsable, appelant à faire « attention aux chiffres que l'industrie [faisait] circuler », selon lesquels 40 % des nouveaux médicaments autorisés sur le marché européen ne sont pas commercialisés en France.
Ce sont, selon elle, principalement des médicaments ne présentant que très peu ou pas de progrès thérapeutique et pour lesquels les industriels « savent que la discussion du prix va être difficile ».
Avec AFP
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