© Midjourney x What's up Doc
Santé publique France a rapporté, dans un nouveau bilan, « une hausse de +29,1 %, correspondant à 2 025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente », rappelant que ce dernier chiffre était certainement « sous-estimé ».
L'estimation du nombre de décès ne se base, en effet, que sur les seuls certificats électroniques de décès qui ne représentent qu'un peu plus de la moitié des morts dans le pays.
La variation de 30 %, en revanche, est plus représentative de l'ampleur des conséquences sanitaires de cette canicule qui a frappé la France pendant une dizaine de jours, avec notamment trois des journées les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays.
Les décès à domicile au cœur des inquiétudes
La tendance est particulièrement frappante en Île-de-France, avec une hausse de plus de 62 % des décès sur la semaine dernière. Une progression semblable a été signalée dans les Pays de la Loire.
Santé publique France avait déjà donné un chiffre de 1 000 décès de plus que la normale mais celui-ci ne concernait que la fin de la semaine. Le nouveau bilan concerne l'ensemble de la semaine, même si les fortes chaleurs avaient commencé quelques jours plus tôt.
« Ce qui est très important, c'est que dans ces 2 025 décès, (...) on trouve une augmentation de 91 % de décès à domicile par rapport à la semaine précédente », a précisé sur TF1 la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Les autorités sanitaires et le gouvernement mettent depuis plusieurs jours l'accent sur la problématique des décès à domicile pendant la canicule. Jeudi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, y avait vu « la grande différence avec 2003 », disant travailler à « un réseau de centres de mise en protection des personnes fragiles ».
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/soigner-quand-il-fera-50-degres-il-va-falloir-sadapter
La canicule de 2003 avait tué 15 000 personnes, essentiellement âgées, en France, dont un grand nombre dans les Ehpad mais aussi, déjà, chez elles. L'épisode de juin est considéré comme plus intense mais ses conséquences sanitaires sont, selon les autorités, moindres.
Ce ne sera probablement « pas comparable », a redit Stéphanie Rist vendredi, affirmant qu'elle ne « croi(t) pas » au chiffre de 10 000 décès avancé cette semaine par les Ecologistes, qui accusent le gouvernement d'inaction et le menacent d'une motion de censure.
A voir aussi
Un jeu de simulation vous apprend les bonnes pratiques pour être un médecin écoresponsable