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« Malgré l’augmentation du numerus clausus, malgré l’augmentation globale du nombre de médecins en activité en France, malgré les mesures d’incitation à l’installation qui coûtent chaque année des centaines de millions d’euros à l’État et à l’Assurance maladie, l’écart entre les territoires les mieux dotés et les moins bien dotés continue de grandir », indique mercredi le groupe dans un communiqué.
« Avec l’ensemble des membres du groupe transpartisan contre les déserts médicaux, nous appelons le gouvernement à regarder en face cette réalité des chiffres », et à mettre la proposition de loi instaurant une régulation de l’installation des médecins à l’ordre du jour du Sénat, poursuit-il.
La proposition de loi a déjà été adoptée en mai 2025 par l’Assemblée nationale, même si le gouvernement s’oppose à la régulation proposée.
« Les effets d’annonce ne suffisent plus », estime le groupe, qui va de La France insoumise aux Républicains.
Une fracture durable
L’Ordre des médecins a publié mardi son atlas annuel de la démographie médicale. Les chiffres confirment une tendance à la hausse de 2 % du nombre des médecins en activité régulière, hors remplaçants et médecins en cumul emploi-retraite, amorcée en 2024, conséquence notamment de la progression du nombre d’étudiants dans les facultés de médecine.
Mais malgré cette embellie, « l’accès aux soins demeure une difficulté pleinement d’actualité, avec une majoration persistante des inégalités territoriales, affectant les soins primaires (médecine générale) et plus encore l’accès aux spécialistes médicaux et chirurgicaux », estime l’Ordre.
Selon les statistiques de l’Ordre, la Creuse, le Cher et la Haute-Marne ont vu le nombre de médecins baisser respectivement de 19,3 %, 17,3 % et 16,7 % entre 2010 et 2026, alors que les Hautes-Alpes, la Savoie et la Haute-Savoie ont vu leur nombre de praticiens augmenter respectivement de 44,7 %, 40,6 % et 38,6 % sur la même période.
« De juin 2024 à juin 2025, selon les chiffres de l’Assurance maladie, les installations de médecins sont en hausse de 3,5 % en moyenne sur le territoire, mais en baisse de 1,7 % dans les déserts médicaux », ajoute de son côté le groupe transpartisan.