Assistants médicaux, acte III : les propositions des libéraux

Les syndicats de médecins libéraux formulent leurs propositions sur l'augmentation d'activité dont ils devront faire preuve s'ils recrutent des assistants.

 

Après que leur syndicats représentatifs ont claqué la porte des discussions avec l’Uncam, onze organisations de médecins libéraux se sont entendues sur les conditions de déploiement des assistants médicaux. Ce dispositif, est considéré comme « un des moyens, parmi d’autres, (…) de permettre à tous les patients d'avoir un médecin traitant, et d'accéder à un médecin spécialiste dans des délais raisonnables ».

Les syndicats demandent que l’Assurance Maladie s’engage à « accompagner financièrement les médecins qui souhaitent avoir un assistant médical dans leur cabinet ». Ils acceptent que ces nouveaux professionnels interviennent auprès de praticiens travaillant en coordination, mais « sous toutes les formes de coordination, sans modèle unique ». Leur financement devra « prendre en compte les contraintes immobilières et la formation des assistants. Il doit être perenne. » Et non dégressif sur trois ans comme le propose l’Assurance maladie.

Augmenter le nombre de patients

Pour obtenir ce soutien, plutôt que d’augmenter leur nombre de consultations à six par heure, les médecins souhaitent avoir simplement à prouver que le recrutement d'un assistant leur permet d'augmenter le nombre de patients dont ils sont médecins traitants, en particulier les malades chroniques, les plus de 70 ans. Pour les médecins des autres spécialités, l’indicateur serait « le nombre des patients vus dans l’année ».

Les médecins demandent également qu’un « observatoire du suivi du déploiement des assistants médicaux [soit] mis en place conjointement avec les représentants des médecins et la CNAM, afin de pouvoir ajuster cette mesure pour en optimiser l’impact auprès de la population ».

A noter que le déploiement des assistants médicaux ne fait toujours pas l’unanimité chez les médecins libéraux. Lors d’un débat organisé au Conseil national de l’Ordre des médecins, mercredi 12 février, le Dr Christian Lehmann a précisé : « Je suis le chef malhabile d’une entreprise monopersonnelle et c’est encore moi qui vais décider si j’engage ou pas des gens. Je ne vais pas embaucher pour faire de la médecine à l’abattage et pour qu’on vous laisse tranquille à l’Assemblée nationale encore quelques mois. »

 

Portrait de Sandra Mignot

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