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Les investigations sur les Ecoles de santé militaire de Lyon-Bron (ESMLB), qui forment les médecins, pharmaciens ou encore infirmiers de l'Armée, ont été confiées aux enquêteurs de la gendarmerie, a indiqué à l'AFP le parquet de Lyon.
Cette enquête fait suite à plusieurs signalements effectués par la direction de l'ESMLB, qui a ouvert en parallèle huit enquêtes internes, a précisé le service de santé des armées, confirmant des informations initialement révélées par France 3.
Elles concernent dix victimes présumées, toutes des élèves, et huit agresseurs présumés qui, à une exception près, sont des élèves ou encadrants de l'ESMLB, selon cette source.
Les auteurs présumés des viols ont été éloignés
Une des enquêtes porte sur des faits censés avoir été commis par une personne extérieure aux écoles, lors de leur gala en juin 2023, a-t-elle précisé. Il s'agit d'accusations de viol portées contre un militaire allemand.
Un autre dossier a été ouvert après un événement organisé en septembre 2024 par des élèves en dehors de l'établissement. Les autres enquêtes portent sur des faits survenus dans des « bâtiments d'hébergement » de l'ESMLB.
Selon le service de santé des armées, les auteurs présumés ont été éloignés, soit par une mesure de suspension, soit par l'octroi d'un logement extérieur.
« Le commandement affiche une position très ferme vis-à-vis de ces faits. Il est impossible de tolérer que nos élèves militaires, de futurs soignants, qui seront amenés à entrer dans l'intimité des gens, puissent avoir de tels comportements », a déclaré une de ses porte-parole.
1 000 élèves sont formés dans l’établissement
Seuls sites de formation à la médecine militaire en France, ces deux écoles de formation comptent actuellement plus de 1 000 élèves.
Plus largement au sein de l'armée, les violences sexuelles ou sexistes ont fait l'objet de 49 signalements à la justice par la hiérarchie militaire en 2023. En 2024, il y a eu 225 signalements, selon un bilan encore incomplet.
Cette forte hausse est due, selon le contrôleur général, à une « libération de la parole du commandement », qui rapporte désormais « systématiquement » les affaires portées à sa connaissance.
Avec AFP
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