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« Renforcer les compétences des autres professionnels de santé ne doit pas se traduire par un effacement progressif de la place du médecin ni par un appauvrissement de son référentiel métier », prévient le Cnom.
IPA : une autonomie appelée à s’élargir
Cette prise de position intervient dans un contexte de montée en compétences des infirmiers. La loi du 27 juin 2025 sur la profession infirmière a notamment inscrit dans la loi la consultation et le diagnostic infirmiers, ainsi que la possibilité de prescrire certains produits de santé et examens, selon des listes fixées par voie réglementaire. Elle a également élargi les possibilités d’intervention des infirmiers en pratique avancée, notamment dans les services de PMI, de santé scolaire et d’aide sociale à l’enfance.
L’Ordre vise désormais les « réflexions en cours visant à faire évoluer le cadre d’exercice des infirmiers en pratique avancée ». Le communiqué n’en précise toutefois ni le contenu ni le calendrier.
Pharmaciens : la généralisation d’OSyS dans le viseur
Le Cnom s’inquiète également de la possible généralisation d’OSyS, une expérimentation permettant aux pharmaciens de prendre en charge et d’orienter des patients présentant certains symptômes courants à l’aide de protocoles et d’arbres décisionnels.
Pour l’Ordre, le problème n’est pas l’élargissement des compétences en lui-même. « Oui à l’autonomie, voire à l’élargissement des compétences lorsque celui-ci est pertinent et sécurisé », écrit-il, avant de poser une limite : « Mais autonomie ne signifie pas indépendance. »
https://www.calameo.com/whatsupdoc-lemag/read/005846154657c6259c303
Le médecin doit rester le coordinateur
Le Cnom redoute que ces nouveaux circuits de prise en charge ne fragmentent davantage le parcours des patients. « Derrière l’objectif affiché d’améliorer l’accès aux soins, le risque est d’affaiblir la coordination des soins et d’exposer les patients à des pertes de chances », affirme-t-il.
Sa ligne est claire : les compétences peuvent être partagées, mais la coordination doit rester médicale. « Le médecin est, et doit rester, le pilier de la coordination des soins en ville comme à l’hôpital, le garant de leur qualité et de leur sécurité. »
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