Covid, Papillomavirus, Méningite, Hépatite, Bronchiolite... 
Mise en place d’un nouveau calendrier vaccinal... 
Fake news véhiculées par les Antivax et répétées par vos patients... 
Il y a des masses de questions qui entourent le sujet de la vaccination, et vous n’avez pas forcément le temps de chercher les réponses ? Les experts Vaccination et Lien Social vous répondent ici. 

On vous laisse publier vos questions...

11 réponses
Écrit par Luc A 30 avril 2024 20:20

Question reçue par mail du Dr Sophie A : 
Alors en fait je suis perdue, avez-vous un outil, un mémo rapide où je peux trouver les dernières recommandations actuelles en matière de calendrier vaccinal pour les différentes tranches d'âge, y compris les nourrissons, les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées ? Ca change trop !
Merci


 

Écrit par Luc A 30 avril 2024 20:23

Question reçue par mail du Dr David B. :

Y-t-il des études qui présentent des obstacles à la vaccination contre le HPV ? Comment être le plus rassurant pour les parents qui me questionnent et qui ont entendu l'histoire de l'AVC ? 

Écrit par Luc A 2 mai 2024 15:45

Bonjour Docteur Sophie A,

Concernant votre question sur le calendrier vaccinal ce récapitulatif en image devrait répondre à vos attentes.

https://www.ameli.fr/assure/sante/assurance-maladie/campagnes-vaccination/calendrier-vaccinations-adulte-enfant

Ainsi que ce résumé de ce qui a changé :

https://sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/semaine-europeenne-de-la-vaccination-2024-publication-du-calendrier-vaccinal

L'équipe VLS 

En réponse à Luc A

Question reçue par mail du Dr Sophie A : 
Alors en fait je suis perdue, avez-vous un outil, un mémo rapide où je peux trouver les dernières recommandations actuelles en matière de calendrier vaccinal pour les différentes tranches d'âge, y compris les nourrissons, les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées ? Ca change trop !
Merci


 

Écrit par Luc A 2 mai 2024 15:47

Bonjour Docteur David B.

La désinformation (en grande partie sur les réseaux sociaux) et le manque d’information des parents et des adolescents sont les principaux obstacles à la vaccination contre les HPV. 

Ainsi la vaccination contre les papillomavirus est accusée à tort de provoquer la stérilité, de contenir un adjuvant aux conséquences délétères, de provoquer divers handicaps et décès. 

Or le dernier rapport du CRPV Nouvelle Aquitaine sur le vaccin nonavalent confirme son profil de tolérance très favorable. Les effets indésirables sont très majoritairement attendus et non graves (douleurs au point d'injection, fièvre, céphalées) https://ansm.sante.fr/uploads/2024/04/25/20240425-rapport-gardasil-9-synthese-3.pdf.

La vaccination contre les HPV braque également certains parents car elle est liée à la future sexualité de leurs enfants et certains pensent qu'il se sera toujours temps de vacciner plus tard. 

D'autres sont persuadés que le port du préservatif suffit à s'en prémunir il est important de rappeler que ce n'est pas le cas. 

Enfin, ce vaccin a également été la cible d'opposants prétextant qu'il provoquait des cancers, ce qui bien entendu est également faux.

IPSOS a réalisé un sondage sur le niveau d’information des familles sur la vaccination HPV. Si beaucoup connaissent le cancer du col de l'utérus, les cancers VADS dont les cancers ORL, de l'anus, du pénis, de la vulve, les verrues anogénitales sont eux encore assez méconnus. 50% des mères interrogées pensent que leur enfant ne court aucun risque. L'utilité de vacciner les filles est mieux acceptée. Or un garçon protégé préserve également ses partenaires. 

https://www.ipsos.com/fr-fr/papillomavirus-et-vaccination-de-fausses-croyances-qui-demeurent 

Les données sur l'efficacité et sécurité sont très nombreuses, et les pays qui vaccinent le mieux ont déjà observé une baisse des lésions précancéreuses. Pour approfondir vos recherches, vous pouvez consulter la partie bibliographie de la page de vaccination-info-service qui reprend quelques articles sur les infections à papillomavirus dans d’autres pays : https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Maladies-et-leurs-vaccins/Infections-a-papillomavirus-humain-HPV? 

Pour en citer quelques-uns :
 

  • Suède, on vaccine depuis 2009. En 2020 on constate une diminution de 88% des cancers du col de l’utérus chez les femmes vaccinées avant l’âge de 17 ans, et de 53% chez celles vaccinées entre 17 et 30 ans.
  • Angleterre, on vaccine depuis 2008. En 2021, on constate une diminution de 87% des cancers du col chez les femmes vaccinées entre 12 et 13 ans, et de 34% chez celles qui avaient été vaccinées entre 16 et 18 ans
  • Aux Etat-Unis une étude de 2018 montre la diminution de 88,2% des infections orales chez des hommes adultes de 18 à 33 ans. 

Les témoignages d’autres professionnels de santé montrent que l'argument qui semble décider les parents est "j'ai vacciné mes enfants" ou "mes collègues médecins ont vacciné leurs enfants". Le lien de confiance qui lie un patient à son médecin semble être déterminant !

En réponse à Luc A

Question reçue par mail du Dr David B. :

Y-t-il des études qui présentent des obstacles à la vaccination contre le HPV ? Comment être le plus rassurant pour les parents qui me questionnent et qui ont entendu l'histoire de l'AVC ? 

Écrit par Luc A 2 mai 2024 16:42

Question reçue par mail du Dr Bertrand H.

Au niveau du vaccin Covid on est toujours sur une prescription des rappels pour les plus de 65 ans et les patients immunodéprimés ? Ou est ce que c'est plus large ? Moi j'en étais resté là. Et les rappels, c'est tous les 6 mois ? 

Merci

Écrit par Philippe A 5 mai 2024 18:57

Bonjour.

Une personne ayant été hospitalisée pour embolie pulmonaire  me disait hier : je connais 2 personnes étant décédée après une embolie pulmonaire et vaccinées comme moi contre la Covid19.

Quels arguments donner alors que l'on sait pertinemment qu'il n'y a pas de lien zntre cette pathologie et la vaccination.

Merci d'avance 

Écrit par Luc A 10 mai 2024 13:22

Bonjour Dr B.

Il existe bien des données qui présentent des obstacles à cette vaccination. 

Vous trouverez ici une étude de l’Observatoire régional de la santé Auvergne Rhône-Alpes "Etude sur les leviers et les freins à la vaccination contre les papillomavirus humains"

http://www.ors-auvergne-rhone-alpes.org/pdf/Rapport_HPV_Region.pdf

Ici une étude faite auprès de 26 médecins généralistes "Obstacles et facilitateurs du vaccin contre le papillomavirus"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2666991921001639

https://www.em-consulte.com/article/1441654/obstacles-et-leviers-d-un-programme-de-vaccination

Ou encore ici cette étude "Obstacles et leviers d'un programme de vaccination anti-HPV" https://www.em-consulte.com/article/1441654/obstacles-et-leviers-d-un-programme-de-vaccination

Pour approfondir le sujet si vous souhaitez, vous trouverez d'autres études qui dépassent nos frontièreshttps://scholar.google.com/scholar?as_ylo=2023&q=hpv+vaccination+hesitancy&hl=fr&as_sdt=0,5

Notons que fait de devoir obtenir l'accord des 2 parents peut également être un frein. 

Concernant l'inquiétude de parents que vous mentionnez, vous faites sans doute référence à l'accident dramatique qui a causé la mort d'un jeune élève de 5ème lors de la campagne de vaccination contre les HPV dans les collèges. Il ne s'agit pas d'un AVC mais d'une chute ayant provoqué un traumatisme crânio-cérébral, conclusion du médecin légiste. Toute la difficulté consiste à expliquer aux parents que ce n'est pas le vaccin en lui-même qui est à l'origine de ce terrible accident, mais le malaise qui a causé la chute de cet adolescent. Les parents peuvent expliquer à leurs enfants qu'en cas de sensation de malaise, il vaut mieux s'assoir à même le sol pour éviter un risque de chute. 


L'équipe VLS
 

En réponse à Luc A

Bonjour Docteur David B.

La désinformation (en grande partie sur les réseaux sociaux) et le manque d’information des parents et des adolescents sont les principaux obstacles à la vaccination contre les HPV. 

Ainsi la vaccination contre les papillomavirus est accusée à tort de provoquer la stérilité, de contenir un adjuvant aux conséquences délétères, de provoquer divers handicaps et décès. 

Or le dernier rapport du CRPV Nouvelle Aquitaine sur le vaccin nonavalent confirme son profil de tolérance très favorable. Les effets indésirables sont très majoritairement attendus et non graves (douleurs au point d'injection, fièvre, céphalées) https://ansm.sante.fr/uploads/2024/04/25/20240425-rapport-gardasil-9-synthese-3.pdf.

La vaccination contre les HPV braque également certains parents car elle est liée à la future sexualité de leurs enfants et certains pensent qu'il se sera toujours temps de vacciner plus tard. 

D'autres sont persuadés que le port du préservatif suffit à s'en prémunir il est important de rappeler que ce n'est pas le cas. 

Enfin, ce vaccin a également été la cible d'opposants prétextant qu'il provoquait des cancers, ce qui bien entendu est également faux.

IPSOS a réalisé un sondage sur le niveau d’information des familles sur la vaccination HPV. Si beaucoup connaissent le cancer du col de l'utérus, les cancers VADS dont les cancers ORL, de l'anus, du pénis, de la vulve, les verrues anogénitales sont eux encore assez méconnus. 50% des mères interrogées pensent que leur enfant ne court aucun risque. L'utilité de vacciner les filles est mieux acceptée. Or un garçon protégé préserve également ses partenaires. 

https://www.ipsos.com/fr-fr/papillomavirus-et-vaccination-de-fausses-croyances-qui-demeurent 

Les données sur l'efficacité et sécurité sont très nombreuses, et les pays qui vaccinent le mieux ont déjà observé une baisse des lésions précancéreuses. Pour approfondir vos recherches, vous pouvez consulter la partie bibliographie de la page de vaccination-info-service qui reprend quelques articles sur les infections à papillomavirus dans d’autres pays : https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Maladies-et-leurs-vaccins/Infections-a-papillomavirus-humain-HPV? 

Pour en citer quelques-uns :
 

  • Suède, on vaccine depuis 2009. En 2020 on constate une diminution de 88% des cancers du col de l’utérus chez les femmes vaccinées avant l’âge de 17 ans, et de 53% chez celles vaccinées entre 17 et 30 ans.
  • Angleterre, on vaccine depuis 2008. En 2021, on constate une diminution de 87% des cancers du col chez les femmes vaccinées entre 12 et 13 ans, et de 34% chez celles qui avaient été vaccinées entre 16 et 18 ans
  • Aux Etat-Unis une étude de 2018 montre la diminution de 88,2% des infections orales chez des hommes adultes de 18 à 33 ans. 

Les témoignages d’autres professionnels de santé montrent que l'argument qui semble décider les parents est "j'ai vacciné mes enfants" ou "mes collègues médecins ont vacciné leurs enfants". Le lien de confiance qui lie un patient à son médecin semble être déterminant !

Écrit par Luc A 10 mai 2024 13:23

Bonjour Dr H. 

L'administration d'une dose de rappel pour la campagne de vaccination en cours contre le covid-19 est recommandée pour : 

  • les personnes âgées de 80 ans et plus,
  • les patients immunodéprimés, quel que soit leur âge,
  • les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et des unités de soins de longue durée, quel que soit leur âge,
  • et toutes les personnes à très haut risque selon chaque situation médicale individuelle et dans le cadre d’une décision médicale.

Le délai entre leur dernière vaccination ou infection Covid-19 doit être au minimum de 3 mois. 

Tous les autres patients qui le souhaitent, et ce, quelle que soit leur situation, peuvent recevoir un rappel contre le Covid-19 ; ils seront également remboursés à 100%. 

Le délai par contre entre dernière dose ou infection est de 6 mois dans ce cas. 

Pour les personnes de 65 à 79 ans avec ou sans comorbidités, un rappel est conseillé à l'automne. 

Covid-19 et personnes âgées https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/leaflet_2_volets_a4_vaccin_80_et_plus_entourage_27042023.pdf

Covid-19 et grossesse https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/Covid-19-grossesse-femme-enceinte-MSS.pdf

Covid-19 et facteurs de risques https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/220407_LEAFLET_Dose-rappel_comorbides.pdf

Vous trouverez des informations complémentaires sur le site de l'assurance maladie. 

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/covid-19/vaccination-contre-le-covid-19/campagne-vaccination-covid19-rappel

L'équipe VLS

En réponse à Luc A

Question reçue par mail du Dr Bertrand H.

Au niveau du vaccin Covid on est toujours sur une prescription des rappels pour les plus de 65 ans et les patients immunodéprimés ? Ou est ce que c'est plus large ? Moi j'en étais resté là. Et les rappels, c'est tous les 6 mois ? 

Merci

Écrit par Luc A 10 mai 2024 15:48

Question par mail de Dr Isabelle A :

Avec tous les changements récents, on ne sait plus très bien qui peut vacciner qui contre quoi ? Les médecins, les infirmières, les pharmaciens ? Qui fait quoi ?

 

Écrit par Luc A 15 mai 2024 17:02

Bonjour Dr Isabelle A

Effectivement beaucoup sont un peu perdus avec ces changements, regardons de plus près en quoi ils consistent. 

Il y a dans les vaccinateurs, 2 catégories. 

Ceux qui peuvent prescrire et vacciner, ceux qui ne peuvent que vacciner. 

Il y a dans la population 3 catégories 

Les moins de 11 ans, les plus de 11 ans, les immunodéprimés.

Il y a dans les vaccins 2 catégories, ceux à virus vivants atténués et les autres. 


 

Ce qu'il faut retenir :

Les médecins peuvent prescrire et administrer tous les vaccins à tous les patients. 

Les sages-femmes peuvent prescrire et administrer tous les vaccins à tous les patients SAUF les vaccins vivants atténués aux immunodéprimés qu'elles peuvent administrer avec accord du médecin, mais qu'elles ne peuvent pas prescrire. 

Les pharmaciens peuvent prescrire et administrer tous les vaccins à tous les patients SAUF à ceux de moins de 11 ans, et SAUF les vaccins vivants atténués aux immunodéprimés qu'ils peuvent administrer avec accord du médecin, mais qu'ils ne peuvent pas prescrire. 

Les infirmiers peuvent vacciner les moins de onze mais ne peuvent pas prescrire de vaccins à ces patients, ils peuvent prescrire et vacciner tous les patients de plus de 11 ans SAUF les vaccins vivants atténués aux immunodéprimés qu'ils peuvent administrer avec accord du médecin, mais qu'ils ne peuvent pas prescrire. 

Vous trouverez ce tableau récapitulatif des compétences prescription et administration par profession et par vaccin 

https://vaccination-info-service.fr/var/vis/storage/original/application/download/Compe%CC%81tences%20vaccinales%20_GP.pdf

L'équipe VLS

En réponse à Luc A

Question par mail de Dr Isabelle A :

Avec tous les changements récents, on ne sait plus très bien qui peut vacciner qui contre quoi ? Les médecins, les infirmières, les pharmaciens ? Qui fait quoi ?

 

Écrit par Luc A 24 mai 2024 12:08

Bonjour et merci pour votre question. Voici 3 axes complémentaires pour y répondre. 

1/l'embolie pulmonaire n'est pas une pathologie rare

La fréquence de l'embolie pulmonaire est importante. L'embolie pulmonaire serait la 3ème cause de décès après les maladies cardiovasculaires et les cancers. Elle est responsable d'environ 10 000 décès /an en France. Ces chiffres sont difficiles à connaître de façon très précise. Malgré d'importants progrès réalisés, l'embolie pulmonaire reste donc fréquente et parfois mortelle. 

https://www.fedecardio.org/je-m-informe/embolie-pulmonaire

l'embolie pulmonaire (EP) est responsable de l'hospitalisation d'environ 55 000 patients et de 15 000 décès par an.

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-cardiovasculaires-et-accident-vasculaire-cerebral/maladie-thromboembolique-veineuse/documents/article/variations-saisonnieres-du-nombre-des-deces-et-de-patients-hospitalises-pour-embolie-pulmonaire-france-2000-2010

l'incidence annuelle de l'embolie pulmonaire, qui en est la conséquence principale, se situerait entre 60 et 111 pour 100 000 en France

https://www.em-consulte.com/article/102665/epidemiologie-de-la-maladie-thromboembolique-veine

2/ la surveillance des EI des vaccins Covid a été menée de façon très stricte partout dans le monde et ne retrouve pas de signal ARNm-EP

https://ansm.sante.fr/actualites/les-vaccins-a-arnm-contre-la-covid-19-naugmentent-pas-le-risque-dinfarctus-du-myocarde-daccident-vasculaire-cerebral-ou-dembolie-pulmonaire-chez-les-adultes-de-moins-de-75-ans

3/ étant donné le très très grand nombre de gens vaccinés, l'observation de concomitance entre vaccin et EP est attendue sans que cela valide le lien. On pourrait faire la même chose avec quasi tous les évènements de santé.

L'équipe VLE

En réponse à Philippe A

Bonjour.

Une personne ayant été hospitalisée pour embolie pulmonaire  me disait hier : je connais 2 personnes étant décédée après une embolie pulmonaire et vaccinées comme moi contre la Covid19.

Quels arguments donner alors que l'on sait pertinemment qu'il n'y a pas de lien zntre cette pathologie et la vaccination.

Merci d'avance