Un hackathon pour mieux s’armer contre la pandémie

En avril, de nombreux acteurs de la société civile se sont mobilisés autour d’un hackathon spécial Covid. L’idée ? Renforcer les outils et solutions mises à disposition des Français face à la pandémie. En tout, une quinzaine de solutions ont vu le jour.

Deux jours pour s’armer dans la lutte épidémique. Du 23 au 24 avril dernier, un marathon était organisé par la société civile avec le soutien de la Direction Interministérielle de la Transformation Publique pour faire émerger outils et solutions afin d’aider l’Hexagone à faire face à la crise sanitaire.

Dans le détail, 160 participants - soutenus par trente mentors - se sont mobilisés pendant 48h. Leur carburant ? Les données mises à disposition par les pouvoirs publics qui devaient leur permettre de répondre aux quatre grands défis lancés par le gouvernement. « L’accompagnement à long terme des personnes touchées par la COVID-19 ; le renforcement d’outils liés à la campagne vaccinale ; le suivi de l’évolution du virus ; la diffusion des bons comportements », énumère Olivier Veran, ministre des Solidarités et de la Santé, et Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique, dans un communiqué de presse diffusé en marge de l’événement.

Ces contraintes auront permis à quinze projets de voir le jour. Parmi le solutions présentées, on peut citer :

  • Covi Bulle ; ou comment « casser les chaînes de contamination en informant et en apportant des solutions aux personnes positives/cas contact » grâce à une plateforme disponible sur internet. « En améliorant l’accès à l’information, en recensant et mettant en avant les aides/soutiens disponibles à proximité, l’objectif est d’inciter les personnes à faire et respecter au mieux leur isolement  », explique l’équipe à l’origine de ce projet.
  • Vaccino Quiz ; pour « éduquer la population sur le fonctionnement, les risques et l'utilité des vaccins ». « Les articles scientifiques et la presse généraliste sont certes efficaces, mais ne permettent pas de toucher et convaincre tout le monde. Nous souhaitons utiliser un format original (quiz) pour élargir la population touchée », expliquent les porteurs du projet.
  • « To Expected To Go » ; une plateforme dont l’objectif est de « mettre en relation les différents acteurs du circuit de livraison de la vaccination COVID19 et de rendre transparent les échanges de vaccins pour fluidifier la vaccination ». Centres de vaccination, médecins, pharmaciens sont notamment dans le viseur de ce projet.
  • Climat Covid ; une application web pensée pour « mieux comprendre et mieux suivre l'impact des conditions climatiques sur la transmissibilité du virus ».
  • Durée hospitalisation et létalité ; un «  modèle épidémiologique [qui] permet de simuler de façon macroscopique le parcours d’un patient covid-19 ». « [Ce projet] pourra intéresser les professionnels hospitaliers pour avoir un angle de vue complémentaire sur la situation hospitalière de proximité ou plus lointaine », détaillent les porteurs du projet.
  • PsyCovid , une solution capable de suivre l’évolution de la santé mentale des Français. Cela, afin de « mieux comprendre les impacts indirects » de la pandémie sur le moral des citoyens.

Une liste non-exhaustive de propositions qui « seront suivies avec attention par les services compétents afin qu’elles puissent avoir un bénéfice concret et rapide pour nos concitoyens », ont poursuivi les deux ministres. Affaire à suivre donc ?!

Portrait de Julia Neuville

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