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Selon ce bilan national 2024 de surveillance des conduites suicidaires, le nombre de décès par suicide a reculé de 4 % comparé à 2022, tant sur l'ensemble de la France (8 848 décès) que dans le seul Hexagone (8 676 décès). Cela correspond à un taux de 13 décès pour 100 000 habitants.
Et comparé aux cinq années précédentes, les taux de décès par suicide sont « globalement stables au niveau national dans les deux sexes », note l'agence sanitaire, qui publie des statistiques sur les causes des décès 18 mois après la fin de l'année concernée.
Trois décès sur quatre ont concerné des hommes en 2023 (75,1 %).
Les personnes âgées les plus touchées par le suicide
Les hommes âgés sont la catégorie de population où les suicides sont les plus élevés : ceux de 85 ans et plus présentent le taux le plus fort, avec 76 décès pour 100 000 hommes, contre 37 et 29 décès pour 100 000 chez les 65 ans et plus et chez les 45-64 ans respectivement.
Environ un suicide sur deux (51 %) résultait d'une pendaison (55 % chez les hommes, 37 % chez les femmes), modalité la plus fréquemment enregistrée dans les certificats de décès de l'année 2023 pour les deux sexes. Suivent les armes à feu du côté des hommes, la prise de médicaments pour les femmes.
Chez les femmes, celles de 85 ans et plus présentaient le taux de décès le plus élevé (12 décès pour 100 000 femmes), suivies par celles de 45-64 ans (10 pour 100 000).
Quant aux hospitalisations pour « geste auto-infligé » (tentative de suicide ou automutilation non suicidaire comme les scarifications, brûlures...) qui ont pu être recensées pour 2024, les taux ont augmenté pour les jeunes filles et jeunes femmes. Et ils sont restés « largement supérieurs » à ceux des autres classes d'âge : 674 hospitalisations pour 100 000 chez les 11-17 ans et 424 pour 100 000 femmes chez les 18-24 ans.
« L'auto-intoxication médicamenteuse constituait la modalité d’hospitalisation dans 77 % des séjours, et était la modalité privilégiée quel que soit le sexe » l'an dernier (certaines données étant disponibles plus rapidement), note Santé publique France.
Avec AFP
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