© Midjourney x What's up Doc
Il y a un an, j'ai fait un burn-out.
Comme beaucoup de jeunes médecins, j'avais longtemps considéré la fatigue comme faisant partie du métier. Les journées interminables, les nuits sans sommeil, les repas sautés, les formations manquées, les moments personnels sacrifiés : tout cela me semblait presque normal. C'était le prix à payer pour devenir chirurgienne.
Dans le milieu hospitalo-universitaire, nous apprenons très tôt qu'être un bon interne signifie être disponible, travailler beaucoup, ne pas compter ses heures et ne jamais laisser tomber ses collègues.
Jusqu'au jour où je n'ai plus pu continuer.
Mais ce n'est pas tant mon burn-out que ce qui s'est passé à mon retour qui m'a profondément interrogée.
J'ai découvert qu'en cessant de me sacrifier, j'avais, aux yeux de certains, cessé
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