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Le jeune homme avait été admis à l’hôpital au cours du week-end après avoir consommé du protoxyde d’azote. Il en consommait régulièrement depuis l’âge de 15 ans et aurait été pris en charge après une soirée d’usage intensif avec plusieurs amis.
Un proche cité par actu.fr décrit des symptômes particulièrement préoccupants avant son passage aux urgences : « Il était pas bien, il ne sentait plus ses jambes ».
L’adolescent est sorti de l’hôpital lundi 10 août. Selon une source policière citée par l’AFP, « l’adolescent semblait bien à sa sortie d’hôpital ».
Le lendemain matin, les marins-pompiers sont intervenus vers 9 heures dans un appartement de la cité de La Castellane, dans les quartiers nord de Marseille. Le jeune homme était en arrêt cardiorespiratoire. Son décès a été constaté sur place.
Autopsie, toxicologie et examen anatomopathologique
Le parquet de Marseille a indiqué, jeudi 13 août, qu’une enquête avait été ouverte pour « recherche des causes de la mort ».
Une autopsie, des analyses toxicologiques et un examen anatomopathologique ont été demandés afin de déterminer si le décès pourrait être en lien avec une consommation antérieure de protoxyde d’azote.
À ce stade, aucun lien de causalité n’est donc établi entre la consommation du produit et le décès. La source policière souligne qu’il est impossible, en l’état, d’établir une « corrélation définitive ».
Le protoxyde peut provoquer des complications neurologiques sévères
Le protoxyde d’azote, utilisé notamment dans l’alimentation comme gaz propulseur et en médecine pour ses propriétés antalgiques, est également détourné pour ses effets euphorisants.
Sa consommation peut provoquer des maux de tête ou des vertiges, mais également des complications neurologiques, cardiovasculaires ou psychiatriques.
Les autorités sanitaires avertissent qu’en cas de prises répétées ou en grande quantité, son inhalation peut entraîner une dépendance ainsi que « des complications sévères, parfois irréversibles » sur le système nerveux et le système cardiovasculaire.
Les troubles neurologiques rapportés avant l’hospitalisation du jeune homme constituent donc un élément clinique notable du dossier, sans permettre pour autant de conclure à un lien entre l’exposition au protoxyde et son décès.
Une interdiction de vente aux particuliers prévue en 2027
Le Parlement a définitivement adopté en juillet 2026 le projet de loi dit « RIPOST », qui prévoit notamment l’interdiction générale de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers à partir du 1er février 2027.
Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture avait déjà pris en décembre 2025 un arrêté interdisant notamment sa consommation et sa détention dans l’espace public ainsi que sa vente aux mineurs. Cette mesure a été reconduite jusqu’au 15 septembre 2026.
Les conclusions de l’autopsie et des analyses toxicologiques seront désormais déterminantes pour préciser les circonstances de la mort de l’adolescent et établir, ou non, un rôle du protoxyde d’azote.
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