Les ophtalmos ne sont pas contents et le font savoir. Suite à la parution de l’arrêté définissant le nombre de postes pour les internes à la rentrée universitaire 2017, le Syndicat National des Ophtalmologistes de France (SNOF) s’est fendu d’un communiqué de presse lapidaire. Dedans, il affirme désapprouver « cette décision qui va à l’encontre de la santé de la population ». Pour rappel, la spécialité, qui réclamait 200 postes en juin dernier, s’est finalement vue attribuer 141 places (contre 149 l’année dernière et 159 en 2015).
Le Dr Thierry Bour, président du SNOF, ne cache pas sa déception : « Cette décision est incohérente avec les engagements pris par la nouvelle majorité et singulièrement par le Président Emmanuel Macron. En Marche a soutenu notre proposition d’augmenter substantiellement les effectifs en ophtalmologie pour diminuer les délais d’attente. » A court terme, le syndicat craint un accroissement des déserts médicaux rappelant que 250 ophtalmologistes partent chaque année à la retraite et qu’un sur deux n’est pas remplacé.
Pour le syndicat, cette décision est d’autant plus contre-productive que la mise en place du travail aidé dans les cabinets d’ophtalmologie commence à avoir des effets positifs sur les délais d’attente. « L’ophtalmologie est en train de remplir sa part du contrat. Déjà 40 % des cabinets pratiquent le travail aidé », commente le Dr Thierry Bour. « La délégation de tâches fonctionne, mais elle ne pourra être efficace que si elle est associée à un nombre suffisant d’ophtalmologistes. » Le SNOF demande donc à être reçu par Agnès Buzyn afin d’échanger sur cette décision qu’ils qualifient « d’incompréhensible ».
Source:
Im`ene Hamchiche
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