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« Médecines intégratives, douces, alternatives... les formations qui se réclament de ces expressions interrogent souvent les communautés scientifiques et universitaires », constate sur X Philippe Baptiste.
« C'est pourquoi j'ai demandé au Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres) de lancer une mission de cartographie et d'évaluation de la qualité des formations existantes et de me faire des propositions pour mieux les réguler », poursuit-il.
Il a également « demandé à l'inspection générale du ministère de conduire une mission d'inspection à l'Inspé de Dijon » (Institut national supérieur du professorat et de l'éducation). Plusieurs articles de presse « ont en effet relayé des interrogations concernant des formations proposées aux futurs enseignants en sciences de la vie et de la Terre sur des enjeux de santé, dont la rigueur scientifique a suscité des questionnements ».
Plus de 200 DU et DIU problématiques
Ces décisions interviennent, alors que l'existence dans certaines universités, de diplômes pour des pratiques de soins non conventionnelles préoccupe des professionnels de santé qui dénoncent « l'entrisme » des médecines alternatives à l'université.
Il existerait 203 diplômes universitaires (DU) ou inter-universitaires (DIU) « déviants » en 2025, en 2025 d'aromathérapie, d'acupuncture ou de réflexologie par exemple, selon les travaux de Hugues Gascan, président du Groupe d'étude du phénomène sectaire (GéPS).
En avril, la Conférence des doyens de médecine avait annoncé à l'AFP qu'elle allait demander un « état des lieux des formations ainsi que l'audit et le retrait des formations sur des pratiques de soins non validées ».
Le rapport remis au gouvernement en janvier sur la désinformation en santé allait dans ce sens et recommandait notamment de « bannir la labellisation académique de pratiques de soins non validées » et appelait à « auditer les formations existantes ».
Dans un article du Monde paru hier, des enseignants et des étudiants dénoncent une dérive pédagogique au sein du master MEEF sciences de la vie et de la Terre de Dijon, destiné à former les futurs enseignants du secondaire.
Selon le quotidien, une enseignante promeut depuis plusieurs années des activités autour de la notion d'autoguérison, de l'effet placebo ou de la médecine chinoise.
Avec AFP
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