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La Direction Générale de l'Offre de Soins (DGOS) a officiellement retiré son projet de décret le lundi 9 décembre, suite à une réunion unanime du Conseil Supérieur des Professions Médicales (CSPM), d’après Hospimédia. Ce projet prévoyait initialement :
- Une augmentation du délai de carence de un à trois jours
- Une réduction de la rémunération à 90% durant les arrêts maladie
Cette proposition, intégrée dans le projet de loi de finances (PLFSS) pour 2025, visait à réduire l'impact des absences médicales de courte durée dans la fonction publique.
Une opposition syndicale déterminante
Les syndicats représentatifs des Praticiens Hospitaliers ont joué un rôle crucial dans ce revirement. Dans un courrier commun adressé le 2 décembre, ils ont fermement contesté la mesure, soulignant l'absence d'étude d'impact préalable.
Les données du Centre national de gestion contredisaient d'ailleurs les suppositions gouvernementales, indiquant une moyenne de seulement quatre jours d'arrêt maladie par an pour les PH.
La dimension procédurale a également été critiquée : l'annonce de la mesure, transmise par simple courrier électronique après une première rencontre avec la ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq, a été perçue comme un manque de considération.
L'instabilité gouvernementale, avec la motion de censure et la chute du gouvernement, semble avoir précipité l'abandon de cette mesure controversée.
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