© Midjourney x What's up Doc
C’est l’un des enseignements les plus marquants du baromètre : 31 % des Français se disent prêts à se faire soigner par une intelligence artificielle en l’absence de médecin traitant. Mais ce chiffre masque des écarts très importants selon l’âge.
Chez les 18-24 ans, ils sont 57 % à se dire favorables à cette possibilité, et encore 51 % chez les 25-34 ans. À l’inverse, cette proportion chute à 21 % chez les 50-64 ans et à 14 % chez les 65 ans et plus.
Le rapport au modèle du système de santé évolue également. Si 28 % des Français se disent favorables, à terme, à un désengagement de l’État au profit du privé, cette proportion atteint 45 % chez les moins de 35 ans. Le sondage souligne par ailleurs que près de la moitié des jeunes estiment qu’une gestion privée améliorerait l’accès aux soins et serait plus efficace.
Un jugement globalement sévère sur le système de santé
Au-delà de ces clivages, le constat global reste négatif. 55 % des Français estiment que le système de santé fonctionne mal, dont 44 % “plutôt mal” et 11 % “très mal”.
La santé demeure néanmoins une préoccupation centrale : elle arrive en deuxième position des inquiétudes, citée par 37 % des répondants, derrière le pouvoir d’achat.
Les raisons de ce jugement sont largement identifiées. Le manque de moyens humains arrive très largement en tête, cité par 61 % des sondés. Dans le détail, 25 % évoquent un manque de médecins, 22 % les délais pour obtenir un rendez-vous et 16 % le manque de soignants.
D’autres facteurs sont également mentionnés : les soins (22 %), le coût et les remboursements (21 %), les moyens financiers (15 %), les urgences saturées (9 %) ou encore une baisse perçue de la qualité (8 %).
Une attente forte sur la santé mentale
Autre enseignement notable : la santé mentale s’impose comme un enjeu majeur. 87 % des Français se disent favorables à ce que les entreprises soient obligées de mettre en place des actions de prévention sur ce sujet, dont 35 % “tout à fait” et 52 % “plutôt oui”.