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Âgé de 44 ans au moment du verdict, l'homme qui travaillait en soins palliatifs à l'hôpital de Würselen, près d'Aix-la-Chapelle, avait été également déclaré coupable de 27 tentatives de meurtres.
L'enquête a depuis repris et le parquet d'Aix-la-Chapelle se penche sur 121 nouveaux cas, a déclaré une porte-parole de l'instance.Responsable des investigations, le parquet prépare une nouvelle mise en accusation qui pourrait être déposée l'an prochain.
Près de 39 corps ont jusqu'à présent été exhumés dans le cadre de cette nouvelle enquête, qui couvre des faits remontant jusqu'à septembre 2022.
Par ailleurs, le parquet de Cologne mène l'enquête dans 18 cas supplémentaires, dont le plus ancien date de 2010, selon un de ses porte-paroles. Car avant l'hôpital de Würselen, l'infirmier aurait exercé dans une clinique de l'est de Cologne, selon la presse locale.
Tuer pour alléger ses gardes de nuit
Au moment de sa condamnation en novembre, le tribunal a reconnu la gravité particulière de ses actes, compliquant sa libération anticipée après 15 ans de réclusion.
Entre décembre 2023 et mai 2024, l'homme a administré des surdoses de sédatifs ou d'analgésiques à ses patients en phase terminale pour la plupart très âgés, selon l'acte d'accusation de l'époque.
« Son objectif était d'immobiliser ceux qui nécessitaient des soins afin d'avoir le moins de travail possible pendant ses gardes de nuit », était-il écrit.
Selon l'accusation, l'infirmier travaillait « sans enthousiasme » et « sans motivation ». Face aux besoins des patients nécessitant beaucoup de soins, il se serait montré « irrité » et sans empathie.
L'affaire avait ravivé en Allemagne le terrible souvenir d'un soignant tueur en série des années 2000, Niels Högel, condamné en juin 2019 à la perpétuité pour le meurtre d'au moins 85 patients.
Avec AFP
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