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La réforme « n’est pas réaliste (...) car elle est impossible à organiser correctement avant l'ouverture de Parcoursup 2026 », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle « n’est pas soutenable financièrement et humainement en l'absence d'engagements fermes » dédiés sur plusieurs années, selon les doyens.
Le gouvernement a annoncé en avril une nouvelle réforme, six ans après celle de 2020, difficilement lisible pour les étudiants. Il veut revenir au principe de la « voie unique » d'accès aux études de santé, contrairement à la précédente réforme qui reposait sur une double voie d'accès, l'une proche de l'ancienne première année de médecine (PASS) et l'autre, nouvelle, permettant d'étudier une autre majeure que santé, tout en gardant la possibilité d'intégrer, en cas de bons résultats, des études de santé (LAS).
Effectifs à contenir
« En Ile-de-France, un étudiant a le choix cette année entre 100 parcours différents sur Parcoursup entre les PASS et les LAS, avec des parcours très éloignés de la santé qui peuvent paraître parfois un peu baroques ou exotiques », avait indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, en présentant la réforme du gouvernement.
Si l'exécutif, « malgré nos alertes », persistait à vouloir appliquer le retour à la voie unique dès 2027, il faudrait prévoir « l'attribution de moyens financiers et de personnels, pour tenter d'assurer la soutenabilité du dispositif », estime la conférence des doyens.
Il faudra également prévoir une « diminution du nombre d'étudiants entrant dans cette première année via Parcoursup, pour maintenir la qualité de la formation et améliorer le bien-être étudiant » et imposer « l'impossibilité de redoublement » dans la voie unique, pour ne pas « augmenter les effectifs », selon elle.
Avec AFP