Stéphanie Rist.
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« Les cinq ressortissants français (...) ont été rapatriés dans le cadre d’une opération sanitaire sécurisée (...) et soumis à une surveillance médicale étroite. A ce stade, quatre d’entre eux vont bien et sont testés négatifs », mais « une patiente testée positive à l’hantavirus présente une forme grave et est actuellement en réanimation dans un état grave » à Paris, a déclaré Stéphanie Rist lors d’une conférence de presse aux côtés de scientifiques et médecins.
« La patiente a aujourd’hui la forme la plus sévère de la présentation cardiopulmonaire », et pour lui assurer « une oxygénation artificielle, elle a un poumon artificiel, une dérivation du sang pour permettre, on l’espère, de passer le cap, le temps que le poumon agressé par ce virus et les lésions de la paroi vasculaire puissent se rétablir », a déclaré Pr Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat AP-HP et responsable du réseau des hôpitaux de référence pour les risques épidémiques et bactériologiques
Et « au total, 22 cas contact ont été identifiés en France », a rappelé Stéphanie Rist. « Ils ont tous été contactés » et « hospitalisés ou en cours d’hospitalisation et font l’objet d’un suivi sanitaire rigoureux », a assuré la ministre, ajoutant qu’« il n’y a pas d’éléments en faveur d’une circulation diffuse du virus sur le territoire national ».
Contacts sous surveillance
Huit Français ayant pris l’avion le 25 avril au départ de l’île de Sainte-Hélène vers Johannesbourg avec la passagère malade ont été « identifiés, testés et sont actuellement hospitalisés », a développé la ministre, notant qu’« on peut voir différents âges, dont des enfants ».
Dans le deuxième avion au départ de Johannesbourg, que la passagère avait essayé sans succès de prendre vu son état de santé, « les quatorze cas en France de ce vol ont été identifiés, une partie est hospitalisée, une partie est en cours d’hospitalisation », a-t-elle répété.
Précaution maximale
« Le premier vol, on ne l’a pas considéré au même niveau de cas contact que le deuxième, puisque la patiente n’a pas fait tout le vol avec. Mais on a, avec le Premier ministre, décidé de considérer que tous ces cas sont contacts. (...) On a fait un principe de précaution parce qu’on est tout au début d’une épidémie et qu’il faut briser la chaîne de transmission maintenant », a exposé Stéphanie Rist.
Ces cas contacts, « ils vont tous être testés. Pour ceux qui ne le sont pas déjà, il faut compter à peu près 24 h pour avoir les résultats des tests. Donc dans les jours qui viennent, on aura tous les tests des 22 cas », a-t-elle assuré.
Isolement prolongé
Et « ils seront hospitalisés au minimum quinze jours », sachant que « l’incubation est longue », jusqu’à une quarantaine de jours. « Nous avons pris des décrets (...) on a pris les devants (...) si on a besoin de les hospitaliser ou de les laisser en isolement le temps de l’incubation. On est plutôt sur cette orientation, mais on laisse aussi les données de la science évoluer » et « nous adapterons », a déclaré Stéphanie Rist.
Avec AFP