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À Kaboul, les besoins en santé gynécologique et obstétricale demeurent immenses. La Chaîne de l’Espoir appelle des gynécologues bénévoles à rejoindre ses équipes pour des missions de prise en charge et de formation à l’Institut Médical Français pour la Mère et l’Enfant (IMFE), établissement construit et cogéré par l’association.
L’IMFE accueille des patientes venues des 34 provinces d’Afghanistan et propose des soins conformes aux standards internationaux. Depuis août 2021, l’activité de l’hôpital aurait quadruplé, avec 3 000 opérations chirurgicales prises en charge chaque année dans le cadre du programme de l’association.
Les patientes reçues arrivent parfois après plusieurs années de douleurs ou de complications non traitées. L’association cite notamment le cas de Zohra, 35 ans, mère de six enfants, prise en charge pour une descente d’organes et une incontinence sévère, ou celui d’Halima, 28 ans, opérée de kystes ovariens après des années de douleurs invalidantes.
Former les praticiennes déjà en exercice
Au-delà des soins, l’enjeu est aussi celui de la transmission. Pendant près de quinze ans, le Dr Yacoub, chef de service de gynécologie-obstétrique au Centre hospitalier de Beaune, s’est rendu régulièrement à Kaboul pour former ses consœurs afghanes.
« Il est essentiel de former les équipes pour élever le niveau de compétences des praticiens. Aujourd’hui, grâce à ces missions de formation, ces femmes ont un très bon niveau et font partie des meilleures gynécologues du pays », témoigne-t-il.
Dans un contexte où l’accès des femmes aux études supérieures est désormais interdit en Afghanistan, La Chaîne de l’Espoir estime que le renforcement des compétences des praticiennes déjà en exercice est devenu un enjeu majeur pour l’avenir de la santé maternelle et gynécologique du pays.
L’association soutient également quatre centres de santé publics dans les quartiers les plus défavorisés de Kaboul. Chaque mois, ces structures réalisent près de 650 consultations pré et postnatales et plus de 400 échographies, assurées par des gynécologues et sages-femmes recrutées et formées avec son appui.
Des missions de soins et de compagnonnage
Les profils recherchés sont des gynécologues-obstétriciens et des chirurgiens gynécologues. Les missions proposées visent à prendre en charge des patientes ayant d’importants besoins médicaux, mais aussi à former des équipes locales engagées.
« À Kaboul, quelques jours de mission peuvent transformer durablement les pratiques d’une équipe et améliorer la prise en charge de milliers de patientes », souligne La Chaîne de l’Espoir, qui invite les praticiens intéressés à rejoindre ses équipes bénévoles.
Une mission gynécologique à Kaboul a notamment été suivie par France 2 dans un reportage consacré à cet hôpital présenté comme un des derniers recours pour de nombreuses patientes afghanes.
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