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L'ancien ministre des Outre-mer aura la charge de mener à son terme l'examen du texte, que le gouvernement s'est de nouveau engagé la semaine dernière à faire adopter définitivement par le Parlement avant la pause estivale.
Pharmacien biologiste de profession, Philippe Vigier défend ce texte au nom de son expérience de soignant. « Ma vie de soignant m’a montré qu’il y a des cas où la médecine est dans une impasse totale et où les personnes sont dans un pronostic vital engagé, avec des souffrances affreuses et un désir de les abréger », a-t-il déclaré au Figaro.
Auprès de l'AFP, Philippe Vigier a affirmé qu'il serait « dans la droite ligne » des arbitrages de son prédécesseur et des votes de l'Assemblée, et a estimé « important » d'aller « au bout » de l'engagement pris par le président de la République de faire aboutir le texte.
Pour Olivier Falorni, cette désignation par la commission des Affaires sociales est un « très bon choix », qu'il a « encouragé ». Philippe Vigier « est quelqu'un de très proche de moi, un ami qui s'est beaucoup investi » sur le sujet, a-t-il souligné.
Trouver un consensus
Philippe Vigier a été élu en mars maire de Châteaudun (Eure-et-Loir), mais un recours contre cette élection lui permet pour l'instant de cumuler ce mandat avec celui de député.
La proposition de loi sur la fin de vie, créant un nouveau droit à l'aide à mourir assorti de multiples conditions, a déjà été approuvée deux fois à une large majorité à l'Assemblée.
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Après son rejet en deuxième lecture au Sénat, une commission mixte paritaire réunissant sept députés et sept sénateurs va tenter de concilier les points de vue des deux chambres le 2 juin, selon Frédéric Valletoux et une source parlementaire au Sénat.
Celle-ci a peu de chances d'aboutir, mais le gouvernement pourrait à l'issue demander aux deux chambres de se prononcer à nouveau au cours d'une nouvelle lecture, puis donner le dernier mot à l'Assemblée. Ce que le président des Républicains Bruno Retailleau a dénoncé par avance comme un « coup de force ».
Avec AFP