© Centre du rachis Artois
À quel moment, l’idée de fonder EchoPoLe vous est venue ?
Thibault Portella : Pendant le Covid, en chirurgie, on ne faisait plus grand-chose. En revanche, on a eu un patient qui s’est extrêmement compliqué à cause d’une quinzaine de dérivation ventriculaire. Il est resté hospitalisé plus de 370 jours. Il a coûté plus de 650 000 euros à l’hôpital, sans parler du prix humain : il est sorti hémiplégique, avec de lourdes séquelles neurologiques.
À ce moment-là, ma femme, qui est radiologue, m’a dit : « Vous n’en avez pas marre de faire n’importe quoi avec vos dérivations ? » Et elle a raison. C’est une chirurgie qui, dans plus de 95 % des cas, se fait à l’aveugle. Et surtout, on ne s’améliore pas forcément après 100, 200 ou 300 poses. On n’est pas beaucoup plus « fort » que quelqu’un
A voir aussi
Un généraliste de 29 ans crée le premier centre multi-spécialités de suivi du diabète : « J'ai voulu en finir avec "le grand bricolage" qu'est la prise en charge du diabète »
Accidents du travail : 90 millions d'euros accordés pour la prévention des risques