Doctolib se lance dans la course à l'IA et s'entoure de structures de référence

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Le géant du rendez-vous médical en ligne Doctolib a créé son « laboratoire d'intelligence artificielle (IA) clinique », en lien notamment avec le CHU de Nantes, l'Inserm et diverses sociétés savantes, et y investit 20 millions d'euros en 2026, a-t-il annoncé hier soir.

Doctolib se lance dans la course à l'IA et s'entoure de structures de référence

© Midjourney x What's up Doc

 

Ce « projet collectif », officiellement lancé lundi après « des mois » de travail, fédère autour de Doctolib des institutions « de référence » dans le domaine de l'IA dont l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA), et l'allemand DFKI, a indiqué à l'AFP Doctolib, confirmant une information du quotidien Le Figaro.

Il associe aussi des équipes du CHU de Nantes, divers soignants « utilisateurs » de la plateforme, plusieurs sociétés savantes dont la Société Française de Pédiatrie, ou encore « des laboratoires de pointe sur la santé des enfants comme le laboratoire du Pr Mazza à Lyon », précise l'entreprise.

Les unités de recherche sont ainsi réparties entre Paris, Nantes et Berlin.

L'objectif est à terme de donner aux médecins des outils d'aide à la décision clinique, et aux patients « un assistant de santé complet » pour notamment préparer sa consultation, mieux comprendre son diagnostic ou son traitement. Et ce, avec « la plus grande fiabilité médicale » et « les normes de sécurité les plus sûres », souligne Doctolib.

Un recrutement à la hauteur du défi

Le géant de la tech rappelle être en contact avec plus de 400 000 soignants, 1 000 établissements de santé et 90 millions de patients. Il a aussi recruté pour porter à 900 le nombre de personnes travaillant dans la recherche et le développement, dont 100 uniquement sur l'IA.

Doctolib veut développer des outils qui, contrairement aux assistants IA généralistes, ne répondent « que lorsque le niveau de confiance est suffisant », et seront « entraînés sur des connaissances validées et locales, pas sur tout le web », a expliqué au Figaro le président de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau.

Selon Le Figaro, le CHU de Nantes contribuera par exemple à établir des règles sur le niveau d’urgence dans la prise en charge des enfants.

Pour les services aux médecins, « à l’avenir, (...) nous irons plus loin dans l’aide à l’anamnèse (reconstitution des antécédents médicaux du patient, ndlr) , à la prescription ou au diagnostic », a indiqué Stanislas Niox-Chateau au Figaro. « L’IA pourra encore aider à prédire le risque de survenue d’une maladie ».

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Les recherches seront publiées et accessibles pour « favoriser l’innovation en santé en Europe », précise l'entreprise.

Avec AFP

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