Dans une récente enquête auprès de 892 internes, l’intersyndicale nationale des internes (Isni) a mis en lumière les conséquences psychologiques de la prise en charge de l’épidémie de Covid19 chez les internes mobilisés. Il apparait ainsi que 9,3% des répondants présentent des symptômes sévères post-traumatiques (20,5% des symptômes modérés). En termes d’anxiété 47,1% d’entre eux sont atteints, et 18,4% présentent des symptômes dépressifs.
« Trois échelles validées et utilisées dans les études de psychiatries ont été utilisées : HADS pour détecter les symptômes d’anxiété et de trouble de l’humeur (symptôme dépressif), l’IES-R pour les symptômes de stress post-traumatique », précise l’Isni. Les symptômes dépressifs touchent principalement les internes en MG (22,2%) et ceux en Spécialités chirurgicales (23,6%). L’anxiété touche aussi principalement les mêmes spécialités (51,3% pour les MG et 50,9% pour les spé chir), tout comme le stress post-traumatique (35,9%, et 40%). Comparé à une enquête de 2017, l’anxiété a augmenté de +14,3% pour les internes en médecine générale, et les symptômes dépressifs, chez les mêmes internes, ont marqué une hausse de +17,7%. 

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