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Ce médecin humanitaire travaillant pour l’ONG Alima avait embarqué à bord d'un vol commercial Air France Kinshasa-Paris, sans symptômes, à part des maux de tête, a indiqué le ministère de la Santé hier.
Dès son retour en France, il a été « immédiatement pris en charge dans un établissement spécialisé » et se trouve « dans un état stable », a-t-il expliqué.
Ce patient a été isolé « dès son arrivée » et transféré « dans des conditions sécurisées afin d’éviter tout risque de contamination », dans un « établissement de santé de référence » - sans qu'il ait été précisé lequel - où il a été été pris en charge « selon des protocoles stricts de sécurité biologique ».
« Sa charge virale est très faible », assure le ministère, précisant que le médecin humanitaire a été placé dans une « chambre à double flux », autrement dit à ventilation autonome, dotée d'équipements selon des « protocoles dédiés », comme c'est le cas pour les patients atteints d'une « maladie infectieuse hautement transmissible ».
5 cas contacts déjà identifiés
Les autorités sanitaires sont « pleinement mobilisées » par un « suivi permanent » de la situation, selon le ministère, notamment l'identification en cours de cas contacts.
Stéphanie Rist a d’ores et déjà annoncé sur France 2 que cinq personnes ayant été en contact avec lui ont été identifiées et placées et placées à l’isolement.
« Dès qu’on a été alerté, évidemment on a regardé les personnes qui étaient assez proches de lui dans l’avion », a-t-elle indiqué, la liste des passagers ayant été communiqué aux autorités sanitaires.
De son côté, l’ONG Alima a dit chercher à « comprendre comment la contamination a pu avoir lieu » alors que les travailleurs humanitaires sont normalement enjoints à une quarantaine de trois semaines après avoir été en contact avec les malades.
Soins de soutien
Puisqu'il n'existe ni traitement antiviral, ni vaccin, pour la souche concernée, la prise en charge de la maladie repose essentiellement sur des soins de soutien, avec de la réhydradation par voie orale ou intraveineuse, et des traitements symptomatiques.
La période d'incubation d'Ebola varie de 2 à 21 jours, et les personnes infectées ne sont contagieuses qu’après l'apparition des premiers symptômes.
La transmission interhumaine de cette maladie se faisant par contact direct (fluides corporels) ou de manière indirecte (draps, vêtements...), les personnes les plus à risques de contracter le virus restent les professionnels de santé lors des soins. Ceux-ci doivent donc porter des équipements de protection.
Avec AFP
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