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Entre « brassards noirs, enterrements symboliques ou minutes de silence », les actions illustreront la mort « silencieuse » de l'hôpital, a indiqué lors d'une conférence l'intersyndicale (CFDT-CGT-FO-Sud-Unsa) qui prévoit des rassemblements notamment à Bourges, Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand, Pontoise ou La Réunion.
Cet été caniculaire, « la situation qu'on a connue dans nos établissements en termes de température, difficulté des conditions de travail, ou (manque) d'effectifs, a atteint un paroxysme », a déploré Philippe Crepel, secrétaire fédéral à la CGT-Santé.
Inadaptés au changement climatique et sans moyens financiers, les hôpitaux en sont réduits aux « moyens de fortune » : couvertures de survie aux fenêtres, draps humides ou bacs à glace, a-t-il rappelé.
L'exécutif ne propose que des mesures « court-termistes », soit des climatiseurs mobiles commandés « en dernière minute », parfois « pas aux normes » ou inadaptés aux installations électriques vieillissantes, ont souligné plusieurs syndicats.
Une protection sociale qui patine
Par ailleurs, « nous sommes les derniers salariés, publics et privés, à ne pas avoir de participation employeur pour notre protection sociale », a poursuivi Philippe Crepel. Les discussions entamées début 2026 patinent, « le ministère est plutôt avare et traîne ».
La loi prévoit que l'employeur couvre 50% de la mutuelle et participe pour la prévoyance (risques lourds : incapacité de travail, invalidité, décès).
Initialement, la fonction publique hospitalière devait se mettre à jour début 2026, mais la dernière loi budgétaire a reporté l'application à janvier 2027, et l'exécutif envisage un report à septembre 2027, « soit après la présidentielle », donc sans réelles garanties, a souligné Emmanuel Tinnes (FO).
L'intersyndicale juge l'enveloppe proposée « très insuffisante » : 400 millions d’euros annuels, soit « 28 à 30 euros mensuels par agent », alors que les mutuelles « augmentent chaque année », a dit Yann Le Baron (Unsa).
Les syndicats estiment qu’il faudrait « au moins le double » pour une protection digne, « équivalente », par exemple, aux fonctionnaires de la Défense. Le panier de soins et les détails de la prévoyance « n’ont même pas été abordés », a déploré Evelyne Rescanières (CFDT).
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/soigner-quand-il-fera-50-degres-il-va-falloir-sadapter
Sans intégration au budget de la Sécu pour 2027 - discuté au parlement dès octobre - « ce sera à la charge des hôpitaux », a-t-elle ajouté. Une nouvelle réunion entre syndicats et ministères est prévue demain, en visioconférence.
Avec AFP
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