© Midjourney x What's up Doc
Loïc Van Tomme, ingénieur clinique chez DEO.Care, le Dr Thomas Aubert, chirurgien orthopédiste au Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon et le Dr Thomas Lanz, médecin anesthésiste-réanimateur à la Clinique de la Sauvegarde et associé de l’HCM (Hospital Concept Management), partagent une vision commune : le robot agit comme un déclencheur. Il pousse les établissements à revoir leurs pratiques, parfois en profondeur.
À travers ces expertises complémentaires, DePuy Synthes/J&J MedTech accompagne les établissements dans une logique plus large que le seul déploiement technique de Velys : structurer les usages, fluidifier l’organisation du bloc et inscrire l’innovation dans un parcours patient plus cohérent.
Cette transformation s’appuie sur deux leviers complémentaires : une meilleure organisation du bloc opératoire, et une optimisation plus globale du parcours patient.
Au bloc opératoire, révéler les inefficiences pour mieux les corriger
L’arrivée d’un robot modifie les pratiques et les organisations du bloc opératoire, mais il est avant tout important de comprendre son fonctionnement initial pour pouvoir l’améliorer. C’est précisément le rôle de l’approche développée par DEO.Care : observer, analyser, puis transformer.
« On se rend dans le bloc opératoire pour enregistrer tout ce qui se passe dans la salle, et annoter ce que l’on observe. On analyse toutes les étapes du temps chirurgical : la préparation du patient, le positionnement, la coordination entre les équipes, les temps de rotation… », explique Loïc Van Tomme.
Au-delà du geste opératoire lui-même, l’analyse met en lumière une réalité souvent sous-estimée : une accumulation de micro-inefficiences telles que des attentes inutiles, des enchaînements mal synchronisés ou un manque de standardisation. Tous ces éléments minimes peuvent finir par peser lourd sur l’activité. « L’ajout du robot peut avoir un impact sur le temps opératoire mais ce qui fait vraiment la différence, c’est l’optimisation du fonctionnement du bloc », insiste-t-il.
« Je suis passé d’une moyenne de 8 cas par jour à 10 ou 11 »
À partir de ces constats, les équipes sont accompagnées pour redéfinir leurs processus : clarification des rôles, séquences opératoires structurées, anticipation des étapes clés. Une organisation plus lisible, plus fluide, et surtout reproductible. « L’objectif, c’est de pouvoir ajouter des cas sans travailler plus vite et sans fatiguer davantage les équipes, mais simplement en étant mieux organisé. Cette standardisation a également un impact direct sur la qualité de vie au travail : moins d’improvisation, moins de stress en fin de programme opératoire et une meilleure maîtrise des enchaînements », explique Loïc Van Tomme.
À la Croix Saint-Simon, où cette démarche a été mise en œuvre, les résultats sont concrets. « On s’est rendu compte que certains décalages dans l’appel des patients généraient des temps d’attente importants. En ajustant ces “triggers”, l’établissement a pu fluidifier l’enchaînement des interventions et augmenter sa capacité. Je suis passé d’une moyenne de 8 cas par jour à 10 ou 11. Pourtant, même avec plus d’activité, le bloc est plus serein, plus structuré et, point essentiel, les équipes ne constatent pas d’augmentation de la charge mentale ou physique — au contraire », explique Thomas Aubert.
Au-delà des gains de productivité, c’est donc un changement de paradigme qui s’opère : le bloc ne fonctionne plus sur des ajustements permanents, mais sur une organisation pensée, anticipée et partagée.
Car c’est bien là le point clé : l’introduction du robot agit comme un déclencheur. Elle impose de structurer, d’anticiper, de standardiser. Bref, de professionnaliser encore davantage l’organisation.
Du bloc au parcours patient : une transformation globale portée par HCM
Optimiser le bloc, au moment de l’installation d’un robot Velys, est fondamental, mais il ne faut pas oublier qu’une grande partie de l’efficience hospitalière se joue en dehors, dans l’ensemble du parcours patient. C’est le second levier, porté par HCM (Hospital Concept Management), qui propose une approche globale de la prise en charge. « Le robot doit être le point de départ d’une réflexion sur tout le parcours patient » explique Thomas Lanz
L’analyse dépasse largement le cadre du bloc et intègre toutes les étapes du parcours patient : avant l’hospitalisation, pendant la préparation préopératoire, pendant l’intervention, après l’intervention et jusqu’au retour à domicile.
Cette vision élargie permet d’identifier des leviers majeurs, souvent négligés : préparation du patient, organisation des soins, gestion de la douleur, coordination des acteurs. « L’idée n’est pas d’aller plus vite, mais de faire en sorte que le patient se dégrade le moins possible et récupère plus rapidement » insiste Thomas Lanz.
Cette approche met en évidence une réalité fondamentale : l’efficience ne repose pas sur un seul levier. « Elle repose sur la combinaison de plusieurs dimensions : médicale, organisationnelle, managériale et même architecturale » souligne-t-il.
« L’un des premiers leviers concerne l’organisation : souvent, les patients sont hospitalisés la veille de leur intervention, alors qu’une admission le jour même, à peine une heure avant la chirurgie, est tout à fait possible. Ce changement, qui peut sembler simple, implique en réalité une transformation profonde : parcours clarifié, processus sécurisés, coordination renforcée entre les équipes.
L’autre levier majeur est la préhabilitation, c’est-à-dire préparer le patient à mieux récupérer. Cette préparation peut prendre plusieurs formes : renforcement musculaire, notamment via la kinésithérapie (par exemple travailler le quadriceps avant une chirurgie du genou), accompagnement psychologique, pour replacer le patient au cœur de sa prise en charge et réduire l’anxiété, prise en charge nutritionnelle, en cas de carences ou de fragilité, ou travail sur les habitudes de vie, comme la réduction de comportements à risque ou de facteurs délétères. »
« Grâce à ce type d’optimisation du parcours on observe à la fois des bénéfices cliniques avec une meilleure récupération et moins de complications, et des bénéfices organisationnels, avec une réduction de la durée moyenne de séjour », conclut Thomas Lanz.
Dans ce cadre, le robot Velys, à lui seul, ne permet pas une optimisation du parcours patient mais il rend la transformation possible en créant un “choc d’innovation”, accompagné par les partenaires de DePuy Synthes/J&J MedTech, qui facilite l’adhésion des équipes, structure les processus et légitime les changements.
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